LES EMISSAIRES DU SOLEIL INVAINCU ET DE LA RENAISSANCE –

Sujet: La Fête de Noël… quel lien avec l’Equinoxe d’Hiver?, Le Nouveau Soleil de l’Egypte sacrée, La fête de la naissance des Seigneurs Horus et Jésus-Isà.

Rubrique : Chercheurs de Vérité.

Voir ci-dessous les liens et les origines.

Auteur: Pierre Fasseaux

Le mot « Noël » fait notamment référence à la fête principale des chrétiens, la naissance de Jésus. Pour certains le Dieu fait homme, pour d’autres un prophète. Mais quelle est la réalité, quelle vérité ?

Le 25 décembre célèbre en fait plusieurs fêtes, chronologiquement la plus ancienne, l’anniversaire de Horus, enfant d’Isis et d’Osiris dans l’antiquité Egyptienne,  le « Sol Invictus » des Romains ou le « Dies Natalis Solis Invicti », et en parallèle la fête du Sol-stice d’hiver, la fête des Lumières célébrant le retour du soleil avec les jours qui s’allongent, et enfin la fête de la naissance de Jésus-Isà chez les chrétiens. Le 25 décembre est ainsi devenu de manière intéressante une fête aux origines diversifiées et métissées.

Actuellement en Occident, certains veulent reléguer Noël aux oubliettes car elle constitue une fête religieuse chrétienne…pourquoi ? Il ne devrait pas s’agir, sur la base d’une laïcisation de la société, de supprimer les fêtes des sociétés européennes qui s’inspirent d’un ferment judéo-chrétien, quoique pourtant d’inspiration isiaque[1],  aux fins d’un parfait métissage de celles-ci, ce qui en concevrait par ce dernier argument une mission valable. Pourquoi ? Car Noël est bien loin d’être à l’origine une fête religieuse monothéiste proprement dite. Elle se rapporte à un culte du soleil et possède justement des caractéristiques bien plus universelles, astronomiques et même polythéistes… et donc unificatrices.

« Le Noël chrétien fixé le 25 décembre au cours du IVe siècle est calqué sur la naissance d’Horus commémoré le même jour par un décret de Ptolémée III en 238 avant notre ère[2] (1)». Et pour cause, il est utile de rappeler ici les nombreux emprunts du culte et du dogme chrétien à la religion d’Isis. L’historien et docteur en Droit, le Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty l’a démontré comme d’autres auteurs[3](2). Jésus, de son nom Îsâ le Rédempteur, Asa en araméen, ou encore Ash en ancien égyptien, serait sous certains aspects assimilé au Dieu Osiris et parfois aussi considéré comme une effigie de Horus,  fils d’Osiris.  « Les traditionnelles représentations de la Vierge à l’Enfant puisent leurs origines dans les représentations de la déesse Isis allaitant l’enfant Horus[4] (3)».

Plus tard, Aurélien, vers l’an 270 de notre ère, fixe le 25 décembre comme fête du « Soleil invaincu » ou Sol Invictus, correspondant au solstice d’hiver fixé par le calendrier égyptien. Cette date fut choisie à l’origine  pour substituer des fêtes prétendues païennes aux fêtes dites chrétiennes.

Ce n’est pas tout. A cause des origines de Noël qualifiées de païennes, certaines églises évangéliques veulent interdire cette fête. Noël est en effet devenu une fête célébrant des personnages mythiques comme le Père Noël, célébrant à profusion la société de consommation par des cadeaux et des repas hors de tout propos, de même qu’avec des symboles « importés » comme le sapin, les étoiles, les boules de Noël. Il y aurait, selon M. Weis[5] , « des emprunts aux polythéismes antiques, des survivances d’anciennes coutumes agraires, des cultes de la nature et des phénomènes astronomiques ».

Païen ? Un terme qui fait surgir une distinction de prétendue supériorité sur l’autre, un terme dualiste qui appelle le conflit, tout comme les mots «  infidèles, mécréants » utilisés par les musulmans (intégristes) à l’encontre des chrétiens dans la guerre des monothéismes et de leurs dieux respectifs, une guerre induite par les hommes ordinaires à l’esprit pauvre et obscurci.

Si le terme « païen » est employé par des chrétiens pour définir «  les autres non-chrétiens » dans leur défaut de tolérance, il leur manque justement la lucidité[6], Noël étant par nature une fête du renouveau au moment du solstice[7] d’hiver et de la lumière, un renouveau aussi symbolisé par la fête de la naissance de Jésus. Sous cet aspect, la Noël du 25 décembre représente une fête plus laïque que religieuse. « Sous l’égide de l’empereur romain Constantin le grand, en 306 de notre ère, le Concile de Nicée décida d’établir la naissance de Jésus le 25 décembre. Cela participait à leur effort pour tenter d’effacer les origines de la fête  du « Dies Natalis Solis Invicti » dont les chrétiens s’inspirèrent ainsi que toutes traces de survivances du soi-disant paganisme[8] »

Le terme « solstice » rappelle donc celui du «  Sol Invictus » des Romains, le culte du soleil de « Aton » bien plus ancien, celui de Mithra et des Incas.

Aton : « Aton est le principe divin né du Noun, l’Océan primordial, et il devient l’astre soleil.  La représentation de l’astre avec les bras qui se tendent vers les humains symbolise la volonté d’unir le Ciel et la Terre. D’unir à nouveau car dans la divine  Neuvaine, l’Ennéade, le dieu Shou apporta la dualité en séparant ciel et terre, en dissociant Nout et Geb. Shou va même plus loin en dissociant l’élément air qu’il représente et la déesse Tefnout le réceptacle, l’humidité nécessaire à la vie. En désirant ainsi cette union, en contemplant l’Unicité à nouveau, Akhenaton le mystique est un visionnaire et un Chercheur de Vérité. D’autant plus que dans cette perspective d’union, la mission de l’homme est de rejoindre le Noun, les origines. Car « Akh » ( dans Akh-en-Aton), l’ibis comata au plumage brillant est effectivement « L’Être de lumière »[9] qui vise le retour au principe divin né du Noun »[10].

Mithra : Selon « L’Edifice.net », « les premiers chrétiens se contentaient dans leur rites de partager le pain et le vin, tout comme les adeptes de Mithra.
D’après certaines sources, Jésus aurait appartenu, tout comme Jean le Baptiste, à la secte des Esséniens, ces guérisseurs qui seraient apparus au deuxième siècle avant notre ère.  Selon « L’Edifice.net » les esséniens qui constituaient un des premiers ordres monastique avaient pour coutume de se lever avant le lever du jour.
Et selon Flavius Josèphe : «  Avant l‘apparition du soleil ils ne prononcent aucunes paroles profanes mais ils récitent certaines prières ancestrales à l’adresse de l’astre du jour comme s’ils le suppliaient de se lever »

Jésus-Isà aurait-il été un « Emissaire du Soleil et de la Renaissance» au même titre que l’Etoile Murzim annonciatrice de l’Etoile Sôpdit (Sirius) associée à Isis, et enfin Sôpdit elle-même annonçant le lever du jour[11] ? En effet, l’apparition de cette étoile dans le ciel est liée à la crue du Nil, synonyme de vie et de renaissance[12]. … D’où provient cette pratique ?  Les contacts avec les pays voisins étaient plus fréquents qu’on n’ose l’imaginer, et il est probable que cette prière trouve son origine en Perse  d’où elle s’est propagée jusqu’en Palestine. Beaucoup plus tard les templiers et les ismaéliens, plus connus sous l’appellation de « yassasins » échangèrent des contacts fréquents. Les Ismaéliens zoroastriens pratiquaient en effet un culte solaire  avec le partage du pain et du vin (comme ensuite pour les chrétiens ) tout comme les adeptes de Mithra ».

Les Incas ; « Chez les Incas, les origines de la création remontent aux abords du lac Titicaca. De celui-ci surgit un jour le dieu barbu Viracocha. Debout sur l’île au milieu du lac, il fit d’abord apparaître le Soleil, son fils, puis les étoiles et la lune. Ensuite, avec de l’argile, il créa les premiers humains, hommes et femmes, qu’il mit en couple (notez le même concept de création de l’homme dans l’islam[13] ; l’homme fabriqué à partir de l’argile)… Chez les Incas, le culte principal était celui du Soleil. Le roi lui-même était appelé le fils du Soleil, et des femmes nommées les accla-cuna lui étaient consacrées. Inti est le dieu Soleil des Incas, qui chaque jour fait sa course dans le ciel pour plonger dans la mer, avant de nager pour revenir à l’aube suivante. Son épouse est la déesse de la terre Pachamama et ils ont ensemble quatre enfants. On le représente sous la forme d’un soleil à visage humain »[14]

Le Sol Invictus des Romains ; afin d’établir le nouveau dieu officiel, Sol Invictus, Aurélien choisira un lieu ouvert et capital sur le Campus Agrippae dans la VII ème région de Rome. La consécration du temple a lieu au moment du sol-stice d’hiver le 25 décembre 274, le Sol Dies Natali Invicti qui sera fêté tous les ans. Le culte de Sol Invictus est très présent dans la totalité de l’empire lorsque Constantin arrive au pouvoir et avant sa conversion au dieu des chrétiens en 323, après 13 ans de dévotion au dieu solaire. Ce n’est qu’entre 325 et 354 qu’en Occident la fête de l’Epiphanie suivra par la célébration de la naissance de Jésus  en date du 25 décembre. Ainsi, le Dies Natalis Solis Invicti deviendra chez les chrétiens le Dies Natalis de Jésus-Isà.

L’origine du mot Noël est aussi édifiante. Il serait issu de la contraction, bien laïque, des mots grecs «  neo » et « hellas », soit « neohel » signifiant le « nouveau soleil »[15], le moment où les jours rallongent et où la Terre dans sa folle course orbitale va se rapprocher du soleil. Cela correspond donc parfaitement au renouveau représenté par le solstice d’hiver de l’ancienne Egypte ainsi que par la naissance d’Horus. Comme on l’a précisé, ce n’est que plus tard encore dans le cours du IVe  siècle de notre ère que l’Eglise va décider de faire coïncider la naissance de Jésus au 25 décembre, date du Dies Natali Invicti. Dès ce moment, dans la perspective de forger une identité, les chrétiens « latins » cherchèrent obstinément des liens sur le plan linguistique entre le mot « noël » et  « natalité ». Peu importe, même s’il convenait de rapporter la naissance de Jésus-Îsâ en l’occurrence à cette date, il s’agira bien d’instaurer un renouveau chrétien calqué sur l’histoire, l’astronomie de l’ancienne Egypte et la naissance d’Horus. Ainsi la fête d’une nouvelle naissance religieuse se perpétua par les chrétiens, magnifiée par leur Dieu descendu sur terre.

Toutefois, Horus et Jésus-Îsâ resteront apparentés par le concept de la Trinité familiale[16] (4);      Horus fils d’Isis et d’Osiris, Jésus-Îsa fils de Marya et de Yosef. Ce qui est surprenant, c’est que Jésus-Îsâ est aussi apparenté avec la déesse Isis et avec le dieu Osiris.
Avec Isis ; rappelons que la première lettre, le I, dans le nom  I sis ou I sâ est celle qui octroie la visibilité dans les saints hiéroglyphes égyptiens. Il apparaît une similitude étonnante entre les noms Isis ou Aset en ancien égyptien avec « Sat » qui signifie « la Fille »  et Îsâ avec « SA » qui signifie « le Fils », comme dans cette suite ; Îsâ,  Asâ, et  Isis,  Isat,  Aset,  Asat[17](5). Enfin, la religion d’Isis est une religion à portée universelle et profondément sociale, but que les nouveaux monothéismes, christianisme et Islam cherchent de même à atteindre.

Avec Osiris ; Îsâ lui est apparenté par le mystère de la Pâques[18], aussi une fête d’origine égyptienne, car le mot Pâques est dérivé de l’égyptien « fasekh » ou « fasîkh » en arabe, ce qui signifie « disloqué ». Pâques était en effet fêté par les anciens égyptiens. La  référence est ainsi faite à Osiris dont les membres furent disloqués, alors que selon les témoignages, la dislocation des membres de Jésus aurait été évitée au dernier moment.

L’historien le Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty signale dans ses livres bien d’autres rapprochements troublants entre des fêtes et des cultes égyptiens et les croyances chrétiennes qui s’en imprégnèrent. La croyance en la résurrection en est un exemple.

Références :

  • Sarwat Anis Al-Assiouty,
  • L’Opus in Septem;

ISBN : 978-2-303-00382-7

  • bibliothèque de recherches et dissertations:

www.academon.fr/Travail-de-Recherche-Le-Christianisme-dIsis/27891

Bibliographie résumé :

1-Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, Origines Egyptiennes du Christianisme et de l’Islâm, Letouzey&Ané, Paris 1989p.202, note 1126, citant Wilhelm Hartke, Über Jahrespunkte und Feste insbesondere das Weihnachtsfest, Deutsche Akademie der Wissenschaften zu Berlin (1956), et Reinhold Merkelbach, Isisfeste in griechisch-römischer Zeit, Daten und Riten, Meisenheim am Glan  (1963)

2- Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, Jésus le Non-Juif, Culte d’Isis Précurseur du Christianisme, Letouzey&Ané, Paris 1987

3- Robert Turcan, L’art et la conversion de Rome, in Aux origines du christianisme,  éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 551. Article de Wikipédia sur Noël.
4- Origines Egyptiennes du christianisme, Partie III, Dogme et culte empruntés et reforgés

5- L’Egypte sacrée dans notre inconscient collectif. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com/category/chercheurs-de-verite/

[1] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, Origines Egyptiennes du Christianisme et de l’Islâm, Letouzey&Ané, Paris 1989

[2] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, Origines Egyptiennes du Christianisme et de l’Islâm, Letouzey&Ané, Paris 1989p.202, note 1126, citant Wilhelm Hartke, Über Jahrespunkte und Feste insbesondere das Weihnachtsfest, Deutsche Akademie der Wissenschaften zu Berlin (1956), et Reinhold Merkelbach, Isisfeste in griechisch-römischer Zeit, Daten und Riten, Meisenheim am Glan  (1963)

[3] Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome III, Jésus le Non-Juif, Culte d’Isis Précurseur du Christianisme, Letouzey&Ané, Paris 1987

[4] Robert Turcan, L’art et la conversion de Rome, in Aux origines du christianisme,  éd. Gallimard/Le Monde de la Bible, 2000, p. 551. Article de Wikipédia sur Noël.

[5] M. Weis, Directrice du Centre Interdisciplinaire d’Etude des Religions et de la Laïcité à l’Université libre de Bruxelles. Art. de la Libre Belgique du 24-25 décembre 2013. P.44-45

[6] La lucidité, celle de la lumière, du latin lucis.

[7] Solstice : de sol- soleil et stice de stare en latin – il s’agirait de l’arrêt apparent du soleil au centre d’une courbe de l’ellipse au moment où il est le plus éloigné de la Terre

[8] http://www.ledifice.net/7485-1.html

[9] Christian Jacq. Le Petit Champollion Illustré, p.216.

[10] https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com/2012/05/14/toutankhamon-et-la-guerre-des-symboles-caches/

[11] Selon cosmovisions : les Anciens observaient le lever de la Constellation du Grand Chien ( dont font partie Murzim ou Mirzam, et Sirius, l’étoile la plus brillante du ciel après le soleil. L’apparition de cette constellation précédait celle du soleil. Sirius devint un émissaire, ou un hérault annonciateur du soleil.

[12] L’Opus in Septem – Complot en Egypte, p. 283

[13] Coran : 38 : 71-72

[14] http://waynakuna.free.fr/a.mythes.et.legendes/a.mythes.et.legendes/a.mythes.et.legendes.htm

[15] N(e)o-hell ;  Il pourrait aussi s’agir de la « nou-velle ell-ipse », la courbe qui va initier le rapprochement du soleil au moment du sol-stice.

[16] Origines Egyptiennes du christianisme, Partie III, Dogme et culte empruntés et reforgés

[17] L’Egypte sacrée dans notre inconscient collectif. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com/category/chercheurs-de-verite/

[18] Voir l’article sur le blog : https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com/2014/03/13/paques-ou-le-mystere-de-la-passion-des-seigneurs-osiris-et-jesus/