La liberté d’expression, comme toute liberté, a des droits mais aussi des devoirs, universels, ceux du respect et de la finesse de la parole. Elle dépasse les frontières, elle n’est pas l’appanage d’une seule culture, d’un seul pays, la France en l’occurence qui pense que la liberté d’expression est un produit « made in France », son ADN.

La caricature, ce ne peut être une liberté « à tout prix », comme ils le pensent, même pour certains philosophes qui se sont emparés de ce combat du droit à la parole brute et intégriste, et des formes d’abstention à cette liberté de parole brute ( ou de dessin) ne sont en aucune façon un asservissement à la tournure de phrase.

Tout comme le langage diplomatique possède ses coutumes de respect de l’autre, et se garde bien en principe de proférer injures et grossièretés.

Un chef d’Etat se garde donc bien de rentrer dans ces débats en défendant la caricature et la violence qu’elle a engendré, mais préserve son pays de toutes formes de violence et prévient les agressions et actes terroristes contre ses ressortissants, et prévient la division.

Liberté d’expression …vraiment?

que vont donc encourir les négationistes qui s’expriment publiquement, ceux qui tiennent des propos discriminatoires sur des groupes de personnes, en raison de leur appartenance sexuelle, ethnique, raciale ou religieuse?

Il est navrant de voir les conséquences de cette liberté d’expression brute de la caricature; les quelques illuminés fous qui s’arrogent le droit de tuer, en vociférant et crachant leur meurtre au nom de Dieu, injure suprême à Dieu! . Comme les intégristes fous le leur ont appris, et perpétuent la division… Rien ne peut donner raison au meurtre, et à ceux qui comme en Turquie, soufflent sur les flammes de la violence, de la terreur et du combat pour accentuer la division des peuples et fractures entre les religions

A propos de la division: Extrait de: « Les Affranchis du Temps. Le Sanctuaire du Vautour »

p.44. Editions: Libre d’Ecrire. — ………………….Le « deux » de la division, de la dualité n’est aussi qu’illusion, une invention de l’homme. C’est le « deux » créé par les ultras des deux bords, le deux de la séparation. Le « deux », c’est le signe de la folie qui s’installe. Le « deux » possède la sinistre propriété de se multiplier sans cesse à l’intérieur de lui-même. D’abord deux peuples, puis la scission en orthodoxes et non-orthodoxes, puis les ultras, les messianiques, les ultra-messianiques, les intégristes, les intégristes armés, les intégristes armés dissidents. Le « deux » est géniteur d’une dichotomie spontanée des inférieurs, il se reproduit sans cesse et devient cancer. Le « deux », c’est la séparation du contenant et du contenu, de l’Alif et du Beth, de l’Alif feu de la création et du Noun germe de la création. C’est le divorce entre le Manifesté et le Non-Manifesté, entre la nature humaine et divine, le schisme et dualité inventées entre le Ciel et la Terre. L’anéantissement des Origines et de la Finalité, le renoncement à la quête du Noun, à la transcendance et à l’universalité de l’homme. Au lieu de cette quête personnelle du Noun et de l’universalité s’érigent les refuges, les fausses lumières des dogmes et doctrines monothéistes qui se combattent l’une l’autre car leurs dieux invoqués ne se reconnaissent même plus. Les catholiques combattent les protestants, les chiites combattent les sunnites. Les barbus vociférants des deux camps agitent chacun leurs Livres sacrés avec frénésie. Ainsi, l’homme obnubilé et envoûté par le « deux » transpose sa propre dualité dans le duel des dieux, et évoque un retour à la mythologie grecque au sein de laquelle ils se combattaient. Mais non, Dieu ou Allah ne s’inscrit pas dans cette folle déraison de l’homme emprisonné par les croyances inculquées et respectées par le moyen du glaive. — Cette aliénation, dit Soun, dans le rapport à l’Elu ou au peuple Elu, que ce soit par Dieu, Allah ou Yhaveh constitue le premier malheur, la première souffrance, l’ego inconscient collectif. — Oui, un dieu exclusif devenant un dieu des armées. En lui ne peut résider l’Absolu. — Est-il alors le véritable Créateur, le Al-Fatir des arabes, le Ptah des anciens égyptiens, Içvara[1]des bouddhistes ? Car l’Absolu ne peut concevoir le mal et l’impur… [1] Titre sanscrit signifiant « Seigneur », dieu supérieur en dehors du monde, supposé avoir tiré le monde ex nihilo. Paul Carus. L’Evangile du Bouddha. Ed. Aquarius 1983, p.68, note 107.

Les Affranchis du Temps, Auteur Pierre Fasseaux. (Pierre Fasseaux-Bell Couverture:Peinture de Наталия Карцева. Voronezh. Russia

Préface: Marc Turler, Astrophysicien.

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