« Les Affranchis du Temps » – Le Sanctuaire du Vautour.

Roman paru sous forme numérique Ebook, le 20 juillet.  IS Editions, et Diffusion

Préface de Marc Türler, Astrophysicien, Genève.

Couverture; peinture et photo de Nataliya Kartseva, Voronezh, Russie

 

Qui sont les Affranchis du Temps ?

Selon le Livre des Secrets de Attar, les Âmes pures de la Terre sont les Affranchis du Temps, les Evadés de la Planète. Echappant aux éléments, ils sont donc aussi les Affranchis des Eléments ( Akh- Arg) et des forces de gravitation, portés par le principe d’élévation de l’Air (AR).

Affranchis du Temps car celui-ci n’a aucune prise sur eux, ils deviennent les Affranchis de l’Espace, Espace dans lequel ils se déplacent à la vitesse de la lumière.

Ils sont les Affranchis de la Planète, des formes et des symboles dont celui de la croix (représentant la matière) et même du cercle  (l’Esprit), pour intégrer la Sphère illusoire en apparence, le Noun Océan primordial.  Ils sont sur le chemin de la Sagesse ( Riddhi pada en sanskrit) car leur Esprit domine la matière. Libérés de celle-ci et de la gravitation, libérés du corps, les Âmes pures Affranchies du Temps détiennent le « Pouvoir des Clefs »  (selon René Guénon, la Grande Triade).

Résumé

Du haut de son minaret, un peu avant la prière, Hajj Jamal Al-Mansour le muezzin de Rafah  se remémore les notions métaphysiques et cosmologiques d’une ancienne philosophie arabe, le Noun Océan primordial. Ah ! Si l’homme pouvait retourner à un état d’Unicité parfaite et s’accomplir ! Le muezzin philosophe est préoccupé par la violence récurrente de la guerre à Gaza et aspire à une vie meilleure dans l’au-delà, le firmament étoilé.

Lorsqu’il observe l’apparition de phénomènes lumineux inhabituels et étranges dans le ciel nocturne, il nourrit un fol espoir. Ceux-ci ne seraient-ils pas des signes précurseurs à une nouvelle ère de paix ?

Le muezzin, et sa sœur Halima, s’interrogent sur le sens de la vie. Le retour aux origines premières, au « Noun » est-il une utopie ? L’amour, la compassion ont-ils encore une signification dans ce contexte  et que représentent la Vérité et la Lumière ? Est-il encore permis, dans Gaza Terre de Feu, de rêver et de s’évader?

Avec Soun Ounedj, l’ermite et Vénérable égyptien, ils tentent d’apporter des ébauches de réponses à leurs lancinantes questions. Soun évoque d’anciennes métaphysiques orphiques, égyptiennes, coraniques, soufies, juives et même bouddhistes. Il interprète ces phénomènes lumineux comme des probables déplacements des Âmes des Êtres purs suite à leur décorporation.

Pendant ce temps dans le Centre de Recherches en Astronomie d’Alger, deux astronomes à l’écoute des bruits du ciel vont décrypter de bien étranges phénomènes lumineux  en provenance de la  constellation du Vautour, qu’ils nommeront « quasi-pulsars » et qui leur livreront de troublantes informations. Un de ces astronomes algériens est en effet un spécialiste du décryptage scientifique du Coran et de la métaphysique. Il trouvera de surprenantes analogies entre l’apparition des phénomènes lumineux célestes et les pulsars.

Le récit aborde en parallèle la vie d’une petite fille à Rafah et celle de sa famille, au sein des tourments et de la violence. Isrà est née à Rafah en 1992 à la fin de la première intifada. Leur vie est rythmée par des éruptions d’actes de terreur et de bombardements qui se poursuivront entre les deux intifadas.

Princes obscurs de la Terre, la violence, les larmes et la mort continuaient à régner dans les nations du Sud du Levant. Les habitants de ces pays en guerre devenaient les proies des conflits et de la guerre. Les enfants enduraient les violences et ne jouaient plus. Comme un renoncement à la vie, certains parmi eux avaient choisi la voie du silence et des spécialistes pensèrent qu’ils étaient muets ou même autistes.

Ainsi en advint-il pour Isrà, la petite fille déclarée autiste par le psychiatre de Gaza.

Survient alors l’Odyssée des Lumières. Sans s’en rendre compte, Isrà  la petite Palestinienne  expérimente de fabuleux voyages à bord d’un Vaisseau fantastique, l’Arn-Ax, à destination de la constellation du Vautour. Elle découvrira la Communauté de l’Arn-Ax au sein de l’Arche des Conducteurs d’Etoiles et y rencontrera Levan, un fils d’Israël. Cette constellation offre un refuge céleste, c’est le Sanctuaire du Vautour. Car c’est là-haut dans les Sphères célestes que réside la vraie Vie. La mission de la Communauté est complexe: propager la compassion dans les Terres de violence que constituent les Territoires palestiniens et Israël.

Le psychiatre de Gaza qui suit la jeune fille a cependant établi que ces « voyages » signent des expériences de sorties du corps. Un neurologue donne un avis opposé, il ne s’agirait que de délires ou d’hallucinations.

Isrà serait-elle la petite fille, l’Être pur décrit dans la prophétie annoncée par Soun l’ermite Egyptien ? Un Être pur comme décrit dans le Livre des Secrets de Attar [1] et qui s’affranchit du temps et de l’espace au moment de la pleine lune ?  Les « voyages » relatés par la jeune fille seraient-ils encore un mirage quantique, le fruit de son imagination et de ses rêves ou encore une manifestation de l’esprit acquise lors de son prétendu isolement autistique ?

 

Et pourtant la découverte par des pêcheurs d’un port antique à Rafah et de l’ancestral « astro-synchronisateur »[2], témoins du passé décrits par Pythagore, ainsi que des théories cosmologistes indiquent bien que ces « voyages » participent à une réalité bien évidente.

Certaines prophéties ainsi que  plusieurs mystiques et métaphysiques coraniques et juives prédisaient bien ces voyages accompagnés de « déplacements des lumières ».

 

[1] Le Livre des Secrets de ‘Attar, distique 466, p.47, Ed. Les Deux Océans, Paris 1985

[2] Appelé le mécanisme d’Anticythère, découvert en 1900 au fond de la mer par des pêcheurs puis un archéologue Valerios Stais. http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_d%27Anticyth%C3%A8re