Archive for avril, 2012


Après le terrorisme de la « Fazione »,  celui  du Jihad Islamique.  A quand les incursions de Tsahal ?

Résumé : L’Opus in Septem au Sinaï fait face à une nouvelle réalité, celle de l’insécurité, des sabotages, d’actes terroristes dans le Sinaï et de nouvelles tensions entre l’Egypte et Israël.

 Mots clefs : Sinaï, guerre du gaz (et de l’eau), terrorisme, Egypte, pierrefasseaux

 

LA SITUATION A CE JOUR DANS LA REGION du SINAÏ

Vers un risque de confrontation avec Tsahal ? Faux, vrais terroristes ou  vrais révolutionnaires ?

Dans cette zone éloignée et montagneuse du nord-est, y compris de la péninsule, existe un trafic d’armes et des attentats ont été perpétrés. Depuis début 2012, des enlèvements de touristes par des Bédouins ont été signalés, mais ils ont été libérés peu après. Il semblerait que les Bédouins de la région subissaient des contraintes de la part de l’ex-gouvernement. Les stations touristiques balnéaires côtières seraient épargnées de même que certains sites touristiques et cultuels dans la péninsule. En principe, la sécurité est moins garantie dans les régions éloignées et moins denses, de même que celles en bordure des frontières, en particulier celle de Gaza et d’Israël

Dans le cadre de l’enquête qui a suivi les attaques terroristes près de d’Eilat en août 2011, Tsahal a mené des interrogatoires. Ils auraient révélé que la branche palestinienne de l’organisation du Jihad islamique a établi une branche d’Al-Qaida dans le Sinaï. Une base d’entraînement aurait été récemment mise en place en début d’année par des terroristes dans la région d’El-Arish, dernier bastion égyptien au nord-est avant la frontière de Gaza. Depuis l’été dernier, une formation « militaire » y serait dispensée sur  place. Tsahal mentionnerait le chiffre de 2000 volontaires qui s’y seraient rendus pour y être formés. Pour faire face à ces menaces, de nouvelles mesures ont été prises par Israël et Tsahal afin de continuer à garantir la sécurité des habitants de la région.

Egypte-Israël, de l’eau dans le gaz[1] ou du gaz contre de l’eau ?

Après les sabotages réguliers du gazoduc entre l’Egypte et Israël, le gouvernement égyptien a annulé le contrat d’approvisionnement en gaz. Il envisage pour le moins une surenchère, et pour le plus, l’avenir le dira… Ce contrat aurait été convenu dans le cadre de l’accord de paix conclu entre les deux pays en 1979 à Camp David. Ce contrat fut naturellement dénoncé par l’opposition islamiste, mais le départ de Moubarak, la mise en place d’un nouveau gouvernement non sujet aux puissances capitalistes et amies d’Israël,  l’arrivée inéluctable des formations islamistes en tête dans les récentes législatives ont modifié le paysage commercial. Mais surtout, surtout, il y a une nouvelle expression démocratique qui leur permet enfin de s’exprimer librement et de clamer leur vision de la justice.  Ceci alors que le voisin pauvre, les Territoires Palestiniens ne bénéficient pas de cet apport d’énergie mais subissent de plus des détournements des apports d’eau par les Israéliens, expulsions de leurs propres terres, etc. A défaut d’un apport direct de gaz aux Territoires Palestiniens, faire pression sur Israël pour restituer  l’eau détournée aux Palestiniens serait un pas dans la bonne direction.

À Jérusalem, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, aurait minimisé les effets de l’annulation du contrat, prétextant qu’il s’agissait d’un simple « différend commercial » sans conséquence sur les relations bilatérales. Mais en même temps, le JSS News[2] du 25 avril rapporte que le quotidien israélien « Ma’ariv » rapporte dans son édition du 22 avril que le Ministre des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman, aurait envoyé un message urgent au Premier Ministre Benjamin Netanyahu. Il y fait part de ses vives préoccupations au sujet des récents développements à la frontière égyptienne et indique une priorité par rapport à la menace iranienne. Lieberman aurait ainsi demandé au Premier Ministre un renfort militaire pour « se préparer aux changements politiques en Egypte », alors que l’Egypte a elle-même augmenté sa présence armée pour améliorer la sécurité et combattre les groupes de terroristes, dit-on… Vrai prétexte pour de futures incursions en territoire Egyptien pour combattre de faux, vrais terroristes ou  de vrais révolutionnaires ? Espérons quand même que le Sinaï et le nord-est de l’Egypte ne devienne pas un no man’s land contrôlé par de nouvelles milices terroristes et Al-Qaida.

 

Auteur : Pierre Fasseaux

Références : toutes réf. sur Google: pierrefasseaux, LOpus in Septem, www.communique-web.info/4421/la-paix-et-puis-la-guerre-au-sinai/

Bibliographie : Le point.fr/ DFAE/JSS/Contient des références par des notes de bas de page.


LE TEMPLE OUBLIE AUX PREMIERES TABLES ECRITES

Egypte, 17 novembre 1997. Un groupe terroriste de la Gama’a Al Islamiyya déclenche un attentat meurtrier au temple d’Hatshepsout. Cinquante-huit touristes sont tués dont trente-six suisses. Mais deux historiens sont aussi tués. Un service d’investigation criminelle découvre l’existence d’une phalange religieuse intégriste italienne, la Fazione, qui, pendant deux millénaires, a caché à Rome un Manuscrit d’Isis dérobé à Philae, dénommé par l’Eglise l’Opus in Septem[1]. La Fazione possède en effet une antenne secrète dans le Sinaï et dans le nord-est de l’Egypte. L’enquête révèle que les deux historiens travaillaient sur les influences, en Europe et en Egypte, de l’ancien culte égyptien – le culte d’Isis – sur le christianisme primitif. L’attentat terroriste n’a fait que révéler un lourd complot… Quelles influences et origines secrètes le Manuscrit devait-il révéler ? De plus ce lieu opérationnel de la Fazione est tout proche  de celui d’une découverte magistrale sur l’immense site pharaonique de Serabit el-Khadim: les tables en caractère protosinaïtique (ou protocananéen), une évolution des caractères des hiéroglyphes en alphabet phénicien, le premier alphabet !

La Fazione avait sa base principale située à Qalet el Nakhl au nord du Sinaï ainsi qu’une antenne dans le Sinaï. Il faut se déplacer à l’ouest de la péninsule par la route pour atteindre Wadi Sidr, Gharandal et enfin Abu Zenima. A ce carrefour la route principale descend vers le sud-ouest de la péninsule et une petite route sinueuse part vers l’est, vers Umm Bugma.

La région devient alors très escarpée, montagneuse et rocheuse. Au pays des rochers et des cailloux, l’austérité de leurs couleurs s’impose et incite à la vie méditative. Elles alternent entre des teintes grises, le gris-brun, le gris-rose et le brun-rose, le gris-bleu-vert, le beige.

Au-delà d’Umm Bugma, au sein de ce magistral univers abrupt et tourmenté à l’accès difficile, se trouve enfin le temple oublié de Serabit el-Khadim[2]. Lors de la XIIe dynastie fut construit ce grand temple pharaonique dédié à Hathor, le plus important site de la péninsule. Là, les palmiers et les plantes sauvages ont disparu, la seule odeur ne vient plus de la terre mais du ciel, des nuages et du vent. Les mines de turquoise des environs n’appartiennent plus qu’au passé de l’Egypte ancienne et  rappellent le prodigieux passé de la région englouti peu à peu par la montagne, puis par les monastères et chapelles construits lors de la propagation du christianisme.

Sur le plateau, on aperçoit l’immense site pharaonique en ruines. Celui-ci s’étend du sud-ouest au nord-est et est entouré d’enceintes. On aborde le site par le portail d’Amenemhat II au sud-ouest pour arriver à  une grande cour et ensuite aux chapelles en ruines du Nouveau Royaume. Peu après on accède par un nouveau portail au temple de Thoutmosis, localisé au milieu du site pharaonique.  Quelques familles d’une communauté de la région entretiennent le site, le temple principal dédié à Hathor, la Chapelle des Rois de Amenemhat III, les Chapelles du Nouveau Royaume et des Cultes Royaux, et le temple des Millions d’Années. Mais la communauté a découvert un sanctuaire avec sa chapelle qui fait partie du temple de Thoutmosis et l’entretient de même qu’une chapelle annexe dédiée à Sôpdu[3].

Pourquoi ce site pharaonique ?… Car on y fait la stupéfiante découverte de Tables écritesde la naissance  et des sources de l’alphabet !

Sur le parcours, se trouvent en effet quelques stèles dressées et couvertes de gravures ! Sur certaines pierres on peut lire d’anciens hiéroglyphes reprenant les noms des mineurs alors qu’ils utilisaient à ce moment une langue Proto-Cananéenne et un script Protosinaïtique. Ces hiéroglyphes ont permis aux Cananéens de l’endroit de représenter et de prononcer phonétiquement leurs noms. Cela leur a permis de développer peu à peu leur alphabet[4]. Celui-ci évolua vraisemblablement vers l’alphabet phénicien, arabe et hébreu, puis le gréco-latin.

 


[1] Pierre Fasseaux, L’Opus in Septem – Complot en Egypte, Ed. Thélès, Paris 2011.

[2] L’Opus in Septem – Complot en Egypte, p.453, le temple oublié, Ed. Thélès, Paris 2011.

[3] Sôpdu est Sôpdit, soit l’étoile Sirius, l’étoile d’Isis.

[4] L’Egypte sacrée dans notre inconscient collectif. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com/ Le Alef représenté par le Vautour en hiéroglyphe est devenue la première lettre de l’alphabet proto-cananéen figurée par la tête du Taureau, laquelle a ensuite évolué vers l’Aleph de l’alphabet phénicien dans le premier millénaire avant notre ère, puis est devenue simultanément l’Alif arabe et l’Aleph hébreu.  L’Alef  a ensuite évolué vers  le syriaque Alaph, puis enfin vers la lettre A grecque et latine.


Résumé : Petites réflexions d’un flâneur, en ode aux nomades ainsi qu’à ceux inscrits au panthéon des nomades : les gitans, les romanichels,  SDF de notre temps et aux personnes déplacées.

Références : toutes réf.sur Google: pierrefasseaux, LOpus in Septem,
BLOG https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com/
Données historiques : www.academon.fr/Travail-de-Recherche-Le-Christianisme-dIsis/27891

Aussi publié via: http://www.communique-de-presse-gratuit.com/wp-admin/post-new.php?posted=113085

Bibliographie :

– Contient des références par des notes de bas de page.
-« L’Opus in Septem – Complot en Egypte » Edition Thélès, du même auteur
www.theles.fr/livre/pierre-fasseaux_l-opus-in-septem,

ISBN : 978-2-303-00382-7

Mots clefs : Touaregs, nomade, Amon, Syrie al-Bâb, alphabet phénicien.

Auteur : Pierre Fasseaux

Copy right : Le contenu de cet article est protégé par le copy right. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Contenu :

Le nomade est un être  familier de l’impermanence. Il est le Maître et Sujet sur Terre du Temps et de l’Espace. Maître car ceux-ci n’ont aucune prise sur lui. Sujet car il s’abandonne totalement au Temps et à l’Espace. Le nomade, à l’instar des gens du voyage, apparaît traditionnellement comme une créature errante et sans demeure,  qui se déplace au gré des distances et des éléments.  Mais l’errance est une qualité du changement  perpétuel et donc de la vie. Ainsi en est-il aussi de la Planète Terre, la Grande Nomade, sur laquelle il se déplace, planète en perpétuel mouvement rotatoire et lancée dans l’univers en expansion à des vitesses prodigieuses vers un endroit inconnu de tous.   Tout comme le nomade, la Terre est donc aussi du voyage perpétuel. Certains s’inquiètent de l’instabilité et du perpétuel voyage des nomades, mais personne ne connaît ni n’augure de la destination de la planète Terre !

Nomade Maître de l’Espace, il est aussi Maître de son Champ Intérieur, du Rêve et ses pensées l’accompagnent. Comme l’écrit Hawad à propos des Touaregs dans la « Pensée nomade[1] » à propos de  l’éphémère : « chez les nomades, tout ce qui existe est éphémère et ne peut exister que dans l’espace qui sépare départ et arrivée ». Hawad définit ainsi  la culture nomade dont il est l’héritier : « Pour le nomade, la pensée n’existe qu’en marchant ou en chantant ; et tout ce qui est nomade doit être soit chanté, soit marché pour être vraiment tel ». En cela, cette conception ressemble à la philosophie bouddhiste de l’impermanence et du non-attachement, chemin sur la Voie du Bonheur et de la Vérité. A quoi bon s’attacher, à un lieu, à une terre, si tout est éphémère ?

Maître de l’Espace, la Terre qu’il parcourt  est son patrimoine, la Nature sa représentation, le ciel étoilé et les planètes son toit protecteur. L’errance magnifie son voyage de l’intériorité, ce voyage qui lie la Terre au Ciel lorsqu’il franchit le portail de l’âme « al-Bâb[2] ». La dualité Terre-Ciel  inventée par l’homme n’existe plus car la Terre est dans le Ciel. Le nomade est donc aussi dans le Ciel. Il est même davantage, il « est » Le Ciel et ainsi s’approche de sa vraie nature céleste et donc divine. A ce moment, il intègre à nouveau l’Océan primordial, le NUN, dont il est le natif et l’héritier.

Nomade Maître de l’Espace et du Temps, il devient Nomade Maître céleste du Rêve. Ce sont des pensées Nomades qui émergent alors dans sa conscience. C’est la première métamorphose du nomade, car de nomade il devient ermite méditatif et contemplatif. L’éphémère est dépassé, sublimé. Il n’y a plus ni départ, ni arrivée mais continuité car le nomade se prolonge en ermite. Il est nomade sans possession à l’instar des Illustres Fondateurs, Îsâ-Jésus et Mohamed le Prophète, de Bouddha Gautama, et plus proche de notre temps de Gandhi.

Dans la poursuite de son voyage intérieur, le Nomade Ermite se transforme  en Nomade de la Pensée.
« On considère parfois les moines, les ascètes comme des êtres immobiles. Mais l’ermite méditatif expérimente le voyage en contemplant la vie qui remue sans cesse. C’est un voyage de l’intérieur encore plus mouvementé qui fait apparaître le non visible avec ses questionnements, ses tourments, la plénitude de la grâce et de l’euphorie alternée avec le vide de l’affliction et de la tristesse. Dans ce voyage, le panorama du monde défile devant les yeux, parfois si vite qu’il donne le vertige.
Les ermites sont les nomades de la pensée, tentant de voyager jusqu’au bout de celle-ci, expérimentant la rencontre avec l’Être suprême au travers de la méditation, de la nature qui est devant leurs yeux, y compris de l’homme. Tout comme les nomades, ils sont des familiers de l’impermanence. L’environnement autour d’eux a peu d’importance, sauf… l’homme lui-même dans sa peine. Alors l’énergie ou les formes d’énergie puisées dans le nomadisme de la pensée, sont redistribuées à l’autre, sous la forme d’engagement à la cause sociale, aux problèmes de santé, au partage de l’amour ». ( Extrait de L’Opus in Septem, p.340, Ed. Thélès, Paris 2011).

Que recèlent les lettres et le mot ?

Examinons la séquence des lettres du mot « NOMADE ». De manière troublante, et déjà dans le magnifique alphabet phénicien, le mot débute par la lettre N « Nun[3] ». Mais le N représente aussi la ligne brisée dans les symboles sacrés des hiéroglyphes égyptiens, l’évocation de l’eau ridée agitée, l’énergie du Nun et une incantation à Osiris. Le mot inscrit ensuite le « O », soit la lettre « Ayin », le Grand cercle, et suggère la sphère céleste qui cherche à délimiter l’univers, la sphère primordiale. Il se poursuit par la  lettre « Mem » laquelle rappelle aussi l’eau en mouvement, alors que le hiéroglyphe correspondant représente la chouette et l’intériorité. La quatrième lettre est un « Alif », lettre écrite de manière similaire au A de notre alphabet mais avec une rotation de 90° à gauche. Le « Alif » est la nature non-manifestée, cachée[4] du Divin qui est en nous. Pour rappel, le Alef représenté par le Vautour en hiéroglyphe est devenue la première lettre de l’alphabet proto-cananéen figurée par la tête du Taureau, laquelle a ensuite évolué vers l’Aleph de l’alphabet phénicien dans le premier millénaire avant notre ère, puis est devenue simultanément l’Alif arabe et l’Aleph hébreu.  L’Alef  a ensuite évolué vers  le syriaque Alaph, puis enfin vers la lettre A grecque et latine.

Si on considère ensuite l’étymologie latine tardive de « nomade », le mot est issu du latin « nomaS ». Toutefois, la lettre S signifie « verrou » en caractère hiéroglyphe, elle n’est donc seulement qu’un verrou pouvant abriter un secret. Mais le secret n’en est pas un, tellement il brille devant nos yeux.  En effet, les quatre premières lettres du mot « NOMA(s) DE » mais  inversées (car les hiéroglyphes peuvent aussi se lire de droite à gauche), nous fait découvrir la deuxième métamorphose. En effet, après l’ouverture du verrou, se révèle «  AMON » le Caché, le sacré, le Dieu Egyptien Caché dans le Nomade.

Cette apparente anagramme est-elle  un effet du hasard et simple coïncidence ?

Pas vraiment. Amon le Caché « Imn » est une divinité principale du panthéon égyptien bien sûr, mais aussi du panthéon berbère. Amon est Amon-Rê chez les Egyptiens, le Caché,  « l’Eternel, Créateur et Maître de tout ce qui existe, et établi durablement en toutes choses » (Autographe de Thoutmôsis III au temple de Karnak, 1504-1450 avant notre ère ; Sethe 1932-1961). Cet hommage du Dieu cosmique datant de plus de trois millénaires, ne ressemble-t-il pas de manière surprenante à un hymne actuel professant la foi des chrétiens ?
D’autre part, Amon est souvent représenté les chairs peintes en bleu, le bleu cosmique du ciel et du lapis-lazuli, tout comme les nomades Touaregs sont appelés «  les Hommes bleus du Désert ».  Ceux-ci sont issus des Zénètes nomades Luwata chez qui on retrouve aussi dans ce panthéon berbère, AGurzil, dieu représenté par une tête de taureau, qui rappelle à nouveau la lettre A, l’Alif protosinaïtique.



[2] Ville du nord de la Syrie, signifiant « le portail ». Voir l’Opus in Septem, p. 321, 349. Les moines nestoriens philosophes de al-Bâb.

[3] Nun : Océan primordial

[4] Le Alef ou Alif dissimule  le non-manifesté, c’est Horus, Dieu ou Allah, alors que le Ba, le Bâ de l’Âme ou le Bet sont des éléments immortels qui se manifestent. Voir l’Opus in Septem, p. 440. Et http://www.communique-web.info/2744/legypte-sacree-dans-notre-inconscient-collectif-ou-lopus-in-septem-auteur-pierre-fasseaux/

L’Egypte sacrée dans notre inconscient collectif ; ou L’Opus in Septem.

Auteur : Pierre Fasseaux

Résumé : Dans cet article, l’auteur reprend deux extraits de l’œuvre « L’Opus in Septem – Complot en Egypte ».L’ancienne Egypte est profondément ancrée dans nos croyances. La sainte nature des hiéroglyphes et  la Trinité Osiris-Isis-Horus subsistent au sein de notre inconscient collectif. Ainsi peut être entrevu le récit du Caché, le son des Pierres qui parlent et des métamorphoses de l’Alif-Beth, autrement dit de l’alpha-bet. Horus et Jésus, les Illustres Grand-Frères prophètes apparaissent en filigranes dans cette transmutation.

Mots-clés : Culte d’Isis, L’Opus in Septem, Ancienne Egypte, christianisme d’Isis

Catégorie : Histoire, métaphysique.

Références : ISBN 978-2-303-00382-7 ( L’Opus in Septem, l’œuvre complète éditée chez www.theles.fr,) et pour plus de renseignements sur les questions historiques:
www.academon.fr/Travail-de-Recherche-Le-Christianisme-dIsis/27891

Bibliographie détaillée : cfr. Notes de bas de page & réf. Principales : Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty, Recherches comparées sur le Christianisme Primitif et l’Islâm Premier – Tome II, Jésus le Non-Juif, Culte d’Isis Précurseur du Christianisme, Letouzey&Ané, Paris 1987 – Tome III, Origines Egyptiennes du Christianisme et de l’Islâm, Letouzey&Ané, Paris 1989 – Civilisations de répression et forgeurs de livres sacrés, Maât  La Vérité Letouzey&Ané, Paris 1995.

Copy Right : Le contenu de ces deux extraits de l’œuvre intégrale « L’Opus in Septem- Complot en Egypte  » est protégé par le copy right. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.

Considérations et interprétations métaphysiques[1]

 

Dans l’Opus in Septem, à propos de certains sujets, l’auteur joue volontairement avec la signification des lettres et des mots, celle d’écrits passés sous silence et la symbolique.  Il amène le lecteur à s’interroger sur ce qui pourrait se cacher derrière ceux-ci, sur divers sens des hiéroglyphes qui sont utilisés dans notre alphabet, et sur l’étymologie secrète de l’Alif-Bet, l’alphabet.

Mettons-nous un moment loin des bruits de guerre, des armes qui tuent en Syrie, des actes terroristes de fous brimés. Il y a ceux qui ne s’amusent pas de tirer comme en Syrie, alors que d’autres tirent pour s’amuser dans les clubs de tir en plein air au sein de paisibles localités suisses. Eloignons-nous de cette stupidité humaine, de ce paradoxe, pour nous rapprocher d’une analyse de la pensée, un champ qui dépasse les limites de l’expérience, un pâturage céleste qui nous sort de la grossière et brutale attraction terrestre avec toutes ses inepties. Car dans ce pâturage on devient rêveur et on se pose la question de la nature de l’homme et de son inconscient collectif, des bases de ses croyances.

En préambule à cet article pourrait être présentée une introduction portant sur le sujet des influences de l’Egypte sacrée sur le christianisme. Cette introduction devrait décrire la propagation, confirmée par Tacite, du culte d’Isis dans le Moyen-Orient autant qu’en Europe, y compris en France. Elle pourrait évoquer les troublants rapprochements entre Maria et Isis à qui sont conférés le titre « Notre-Dame ». Elle pourrait rappeler l’existence de la mystérieuse tribu celtique  des Parisii qui donna naissance à la ville de Paris, nom issu de la contraction de deux mots d’origine égyptienne « Per » et Isii »[2]. Elle pourrait proposer une ébauche sur le concept trinitaire égyptien représenté par Osiris-Isis-Horus, image miroir de Yosef-Maria-Jésus. Elle pourrait dévoiler les emprunts manifestes du culte et du dogme chrétien au culte d’Isis,  divulguer les résultats des recherches du Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty établissant de bouleversantes questions sur les origines égyptiennes du fondateur du christianisme. Enfin, le préambule devrait aussi souligner les fortes influences du contexte égyptien et mésopotamien sur la Bible, telles qu’établies par des historiens, archéologues, théologien, rabbin. Le lecteur intéressé est alors invité à se rapporter aux références citées sous la première note de bas de page et à découvrir les lectures proposées.

 

 

 

1. Le Caché et le son des Pierres qui parlent

Lorsqu’on examine le mot latin « amen » qui termine la prière des chrétiens, on s’aperçoit qu’il est très proche du nom égyptien « Amon » lequel se prononce en fait « imen », tout comme « Aton » se prononcera « iten ».

Lorsqu’on analyse la séquence des lettres en hiéroglyphes, la lettre « i » est représentée par une plume d’autruche qui signifie « la nature rendue visible »[3]. La lettre « i », ou la plume est en quelque sorte la clé qui permet la visibilité, qui ouvre les yeux sur le mot qui suit « men ». Car Amon est Celui dont on n’ose pas prononcer le nom, le Caché.

En hiéroglyphes, le mot « men » sera transcrit par les lettres M et N superposées, elles-mêmes respectivement symbolisées par un damier et une ligne brisée ondulée.

On va retrouver cette racine « men » dans plusieurs mots, laquelle signifie « stabilité, durabilité, ancrage, énergie ».

Le mot « imen » peut donc aussi signifier  » la stabilité et l’énergie rendue visible ». Il s’agit presque d’une naissance.

On se rapproche de la signification orientale du mot « amen » prononcé en fin de prière: « qu’il en soit ainsi, que ce soit visible et que cela dure », ce qui confirme en quelque sorte la solennité et notre adhésion à la prière ou à l’incantation.

Il est aussi intéressant de comparer la place du « i » dans le mot « m-n », en hiéroglyphes. Placé après les lettres « m-n », on forme le mot « m-n-i » ou « meni » qui signifie « mourir ». Dans cette situation, la lettre « i » en fin de mot est la clé qui met un terme à la visibilité. Car la mort chez les égyptiens n’est en fait qu’un voyage vers une nouvelle vie qui continue. La durabilité de cette situation est maintenue, tellement bien ancrée qu’elle sera amarrée à un pieu, et c’est pourquoi le mot en hiéroglyphes « meni » va se terminer par le symbole d’un pieu.

La lecture des hiéroglyphes peut se faire de droite à gauche, de haut en bas ou inversement. Les lettres « m » et « n » étant superposées, ceci signifie que les mots « i-m-n » ou « m-n-i » avec la lettre i placée soit avant, soit après celles-ci, vont former une image miroir.

Autre élément intéressant, si l’on s’en tient à la phonétique, la succession des lettres « m-n-i » rappelle le mot « menhir », édifice cultuel dont le mot est d’une probable origine bretonne. Ici, la racine « men » signifie « pierre », qui est parfaitement synonyme de « stabilité-durabilité »! Enfin, le « hir » qui suit la racine men évoque à nouveau le mot « men i », avec le i placé à la fin, c’est-à-dire une pierre qui met un terme à la visibilité, donc une pierre cultuelle funéraire.

Ces analogies avec l’égyptien sont troublantes d’autant plus que par exemple le site de Carnac est un site cultuel majeur construit avec des menhirs, alors que le site d’un temple près de Louxor est aussi nommé Karnak! La parenté entre ces  mots, menhir et « men i » d’une part, et l’homonymie de Karnak et Carnac est saisissante. D’autant plus quand on sait qu’existe aussi un site cultuel similaire en Arménie à deux cents kilomètres d’Erevan, appelé Karahunge[4], appellation qui tout comme celle de Stonehenge signifie « le son des pierres », ou « les pierres qui parlent ». « Kar » signifie « pierre ». Ces « pierres qui parlent » pour la plupart agencées afin de former un observatoire astronomique auraient dès lors un message à nous transmettre.

2. Métamorphoses de l’Alif-Beth et des Illustres prophètes.

Pour les mystiques soufis, les lettres recèlent une voie ésotérique  et philosophique.

La science cabalistique arabe considère quatre éléments dans l’univers, l’Air ou le Ba ‘ ’, la Terre Dal ‘ ’, le Feu Alef ‘ ’et l’Eau Jim ‘ ’.

Il existe de même un lien entre les vingt-huit lettres de l’alphabet arabe et les vingt-huit positions de la lune.

La gravure du vautour, représente l’Alef en hiéroglyphes ou l’Alif en arabe, première lettre de l’alphabet, mais qui représente aussi Horus.

La tête du taureau préfigure le Ka, la force et les deux bras levés, la puissance créatrice.

Le pied surmonté de la jambe représente la lettre B et la gravure préfigurant l’oiseau échassier, signifie le Bâ, l’Âme.

Le Ka enferme le Bâ, ou d’une autre manière l’Alif qui va révéler le Bâ ou le Beth, constituera la suite Alif-Beth rappelant la signification originelle tardive du mot alphabet ou de l’Alpha-Beta issue en effet de l’Alif-Beth phénicien et protosinaïtique.

Le Alef représenté par le Vautour en hiéroglyphe est devenue la première lettre de l’alphabet proto-cananéen figurée par la tête du Taureau, laquelle a ensuite évolué vers l’Aleph de l’alphabet phénicien dans le premier millénaire avant notre ère, puis est devenue simultanément l’Alif arabe et l’Aleph hébreu.  L’Alef  a ensuite évolué vers  le syriaque Alaph, puis enfin vers la lettre A grecque et latine.

Dans le symbolisme de l’alphabet arabe la deuxième lettre de l’alphabet, le  Ba  est la première lettre du « Bismillah » de la prière qui vient en préambule dans le Coran.

C’est le Bâ de la sagesse qui se manifeste dans l’Ecrit,  et  l’on retrouve aussi cette deuxième lettre de l’alphabet qui commence dans la Bible par  le « Bet » hébreu.

D’autre part,  la lettre arabe  se différencie entre le dessin d’un vase contenant le Nun Océan primordial ن et, dessous celui-ci, un point qui figure le germe de la création, l’Energie première.

L’Alef, le Feu, le point sous la lettre Ba sont le germe, l’Essence de la création. Tandis que la nature du Ba , celle du Nun constituent déjà la substance de la création.

Le Alef ou Alif dissimule  le non-manifesté, c’est Horus, Dieu ou Allah, alors que le Ba, le Bâ de l’Âme ou le Bet sont des éléments immortels qui se manifestent.

Il est toutefois étrange que dans l’Alef non-manifesté, Horus puisse prendre la place du Dieu Osiris. Il y a probablement là une inversion ; Horus devrait représenter le Créé Manifesté, à l’instar par exemple de Jésus-Îsâ[5], ou de Muhamad le Prophète.

Ceci signifierait que le Feu ou Alef ‘ ’ ou encore le non-manifesté pourraient dévoiler la double nature de Horus, manifestée et non-manifestée, ainsi que celle de Jésus-Îsâ. Le Alef se serait incarné dans le Ba. C’est la double nature divine et humaine.

Mais il y a encore plus troublant…

Isis est la mère créatrice et mère de Horus. « Isis »  s’écrit en hiéroglyphes  « Aset » avec « SAT » signifiant «  La Fille », la divinité féminine devant un trône.

Il apparaît une similitude étonnante entre les noms Isis ou Aset et Îsâ avec « SA » qui signifie « le Fils », comme dans cette suite ; Îsâ,  Asâ, et  Isis,  Isat,  Aset,  Asat.

La première lettre, le I dans le nom  I sis ou I sâ est celle qui octroie la visibilité, la « nature rendue visible ». Alors que la lettre A dans A sat, est un Alef, une consonne faible laquelle tout comme le I, exprime le non-manifesté.

Peu importe… La lettre A, le Alef  va révéler la nature non-manifestée alors que le I révèle la visibilité.

Considérons maintenant les noms de Îsâ le nom original de Jésus et celui de Isis.

On s’aperçoit qu’il n’y a pas véritablement de « nom », car les lettres  SA, soit le Fils et SAT, la Fille renseignent d’une filiation, tandis que le Alef et le I témoignent d’une « nature », visible ou invisible.

Justement car Dieu, Osiris ou encore Allah sont appelés les « sans noms ». Isis et Îsâ seraient leurs « Fille » et « Fils », leurs prophètes venus sur terre.

Contemplez alors la beauté du Vautour qui représente le Alef et le panache du roseau qui représente la visibilité !

Ainsi, Jésus-Îsâ s’apparente à Horus, ils sont deux Illustres Grand-Frères prophètes, respectivement fils de Maria et Yosef, et d’autre part du couple Isis et Osiris. Dans cette dernière exploration, Îsâ s’apparente pourtant à Aset (Isis) par le mystérieux agencement des lettres de leurs noms respectifs. Enfin, Îsâ et Osiris se confondent l’un l’autre dans le mystère de la Pâques[6], et Horus prend la place d’Osiris dans l’Alef. De plus Îsâ se confond à nouveau avec Horus à la Noël[7]. Il ne s’agit plus seulement d’une métamorphose de l’Alif-Beth mais aussi d’une mise en évidence des formes des avatars, des formes de  réincarnation, la naissance et la mort. Dans cette métamorphose familiale et trinitaire, le Père est confondu avec la Mère, soit l’homme et la femme lesquels, induisent une fusion du principe masculin et féminin.  Celle-ci met en lumière le principe de l’androgyne. L’androgyne procréateur Père-Mère est ensuite assimilé à  l’Enfant, car en effet ils forment un tout idéal. Les deux natures, celles des parents et de l’Enfant ne font qu’une. L’Enfant n’est finalement que la continuation parfaite et exemplaire de son Père-Mère et de leur potentiel génétique. Ainsi, tous trois ne sont qu’un et la Trinité est ramenée au tout, à l’Unicité.


[1] Pierre Fasseaux, L’Opus in Septem – Complot en Egypte, Extraits,  p.317-319, Ed.Thélès, 2011. Voir aussi : http://www.communique-web.info/1309/lopus-in-septem-ou-le-christianisme-disis/

www.academon.fr/Travail-de-Recherche-Le-Christianisme-dIsis/27891

[2] L’Opus in septem . p.40, cite les auteurs français Pierre Hubac et Robert-Jacques Thibaud

[3] Christian Jacq, Le petit Champollion illustré, p.38, Robert Laffont, 1994.

[4] Selon l’historien Stephanos Orbelian, 13ème siècle. Gurgen Vardanian.

[5] Îsâ est le nom de Jésus en arabe, il décline d’un nom égyptien « assa » ou « ash ». Voir : Pierre Fasseaux « L’Opus in Septem ». p.182. Ed.Thélès, Paris 2011, http://www.theles.fr,et voir aussi Sarwat Anis Al-Assiouty, Tome II, Jésus le Non-Juif, Culte d’Isis Précurseur du Christianisme, Letouzey&Ané, Paris 1987.

[6] Le terme Pâques est dérivé de l’égyptien « fasekh » ou « fasîkh » en arabe, signifiant « disloqué » et fait référence à Osiris disloqué  à la mort et Îsâ qui eut les os des jambes disloqués.

[7] L’Opus in Septem, p.314, note 37 par Sarwat Anis Al-Assiouty citant Wilhelm Hartke. Le Noël chrétien fixé le 25 décembre au cours du IVe siècle est calqué sur la naissance d’Horus, décret de Ptolémée III en 238 avant notre ère.

Un courant d’air tiédi par la chaleur des pierres du monastère de al-Bâb emporta des odeurs de lavande et de thym.

Ils restèrent là encore un moment à humer les parfums et observer la métamorphose du ciel.

Le professeur reprit la conversation.

— C’est un lieu propice à la méditation…

— Oui, tôt le matin et en fin de journée, en accord avec la paix du lieu et de l’ombre.

Vous savez, on considère parfois les moines, les ascètes comme des êtres immobiles. Mais nous expérimentons le voyage en contemplant la vie qui remue sans cesse. C’est un voyage de l’intérieur encore plus mouvementé qui fait apparaître le non visible avec ses questionnements, ses tourments, la plénitude de la grâce et de l’euphorie alternée avec le vide de l’affliction et de la tristesse. Dans ce voyage, le panorama du monde défile devant les yeux, parfois si vite qu’il donne le vertige.

Nous sommes les nomades de la pensée, tentant de voyager jusqu’au bout de celle-ci, expérimentant la rencontre avec l’Être suprême au travers de la méditation, de la nature qui est devant nos yeux, y compris de l’homme. Tout comme les nomades, nous sommes des familiers de l’impermanence. L’environnement autour de nous a peu d’importance, sauf… l’homme lui-même dans sa peine. Alors l’énergie ou les formes d’énergie que nous puisons dans le nomadisme de notre pensée, nous les redistribuons à l’autre, sous la forme d’engagement à la cause sociale, aux problèmes de santé, au partage de l’amour.

— Vous apportez de l’aide à la population des villages?

— Oui, durant les matinées. Le plus souvent nous partons à pied dans les villages alentours, avec notre âne lorsqu’il faut amener des colis alimentaires, des médicaments ou le plus souvent les potions à base de plantes du Père Habib. Il est guérisseur.

— Vous venez de mentionner « la rencontre avec l’Être suprême », qui considérez-vous comme votre Être suprême?

— C’est le Suprême qui est en chacun de nous, dans la nature, dans l’univers, la création ou l’engendrement.

Le moine s’arrêta et retourna la question au professeur.

— Mais quel est le vôtre?

—  Je pense qu’il est le même, qu’il est universel, autant présent dans le palais de la pensée que dans l’antichambre du monde réel.

Il est l’Absolu, à la fois principe féminin et masculin.

Absolu féminin représenté par la Déesse de la création, la Mère Isis, la Créatrice de la Matrice et  Régente de l’évolution. Absolu masculin générant la Lumière Energie.

Il est le Dieu de tous les peuples, le Dieu des musulmans, des chrétiens,  ainsi que de leurs prophètes respectifs. Il est le Bouddha Sâkyamuni, Shiva et Krishna. Il est aussi le Dieu du cosmos, Râ  qui permet la vie du soleil, le Dieu chamane des génies de la nature, des Eaux et des Montagnes. Parce qu’Il est aussi là où on ne le cherche pas. Nul n’a de préséance sur l’autre.

Transmué en pensée raisonnée, Il devient le Suprême et le Vénérable des Philosophes, de Confucius et Lao Tseu, d’Aristote, de Platon et Socrate…

— Vous pensez et vous croyez à une pluralité divine?

— Nous croyons en cet espoir de fusion des systèmes philosophiques et religieux, donc en un panthéon syncrétique universel.

La récente philosophie caodaïste qui a voulu réunir la millénaire philosophie Bouddhiste, Confucianiste, et Taoïste dans un panthéon, va dans ce sens.

Toutefois le système philosophique possède un caractère largement plus universaliste que la religion marquée par une pratique cultuelle et dogmatique spécifique à une divinité. En ce sens, j’estime que la philosophie est une réponse à la quête actuelle universelle de la spiritualité, un aboutissement.

Le Professeur s’arrêta un moment pendant que le père Ansar hochait de la tête en signe de consentement.

— Je suis d’accord avec vous.

Je pense que toute élection d’un Dieu spécifique, d’une religion particulière et d’un peuple qui lui est rattaché s’éloigne de l’universel et ramène au principe du « coagula », donc de l’enfermement de la pensée et de l’action. Je considère que le monothéisme a tendance à s’inscrire dans ce dernier concept. En ce sens, je dirais que le monothéisme contient des germes avec un potentiel davantage conflictuel que le polythéisme, le panthéisme ou la croyance aux puissances surnaturelles de la nature.