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Eloge de Marie. Eloge de l’Aimée, Miroir de l’Amour. Eloge de la Femme Mère Déesse, Quintessence de l’Alif manifesté.

Rubrique : Chercheurs de Vérité. Repost par l’auteur, (1ère. édition janv.2013)

Auteur : Pierre Fasseaux . « L’Opus in Septem – Complot terroriste au temple  de Hatshepsout » . (Réédition Août 2017. Ebook) . Références plateformes; voir ci-dessous.

Références :
Origines Egyptiennes du christianisme. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com/2012/05/23/origines-egyptiennes-du-christianisme-partie-ii-jesus-legyptien/
Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty, Recherches comparées sur le Christianisme Primitif et l’Islâm Premier – Tome II, Jésus le Non-Juif, Culte d’Isis Précurseur du Christianisme, Letouzey&Ané, Paris 1987 – Tome III, Origines Egyptiennes du Christianisme et de l’Islâm, Letouzey&Ané, Paris 1989 – Civilisations de répression et forgeurs de livres sacrés, Maât La Vérité Letouzey&Ané, Paris 1995.

Contexte :
L’histoire et le contexte socioculturel, religieux ainsi que juridique égyptien, mésopotamien et des Pays du Levant ont exercé une influence incontestable sur les origines de la Bible et de ses rédacteurs. Différents théologiens, archéologues et philosophes l’ont démontré. L’Illustre fondateur du christianisme, Jésus-Îsâ, ne pouvait donc ignorer ces influences. L’historien et docteur en droit égyptien, le Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty développe une intéressante argumentation sur ces sujets dans ses « Recherches comparées sur le Christianisme Primitif et l’Islâm Premier », les « Origines Egyptiennes du christianisme ». En particulier, en se référant notamment à l’étymologie égyptienne et arabe, l’historien démontre que les propres origines de l’Illustre fondateur du christianisme, Jésus-Îsâ, ne pouvaient être juives, mais bien égyptiennes. Il en allait donc de même pour ses parents, Marya et Yosef.

Préambule :
D’une part, pour le Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty, l’origine juive de Marie n’est pas acceptable. Le nom de sa propre mère « Anne » est dérivé de « Hanna » et était plus courant dans le monde arabe. Le Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty ainsi que des chercheurs juifs ont de même établi que le nom « Marie » serait un nom égyptien issu de  » Marya », ou Mariam et de l’arabe Marâm signifiant « désir ». Le nom « Maria » ne serait pas porté par les femmes juives. Certains archéologues et directeurs d’études indiquent cependant que les prénoms « Maria, Jésus (Îsâ), ou Yosef » étaient répandus à l’époque, et d’autres vont identifier Jésus comme étant originaire de Nazareth, ce que réfute l’auteur le Prof. Al-Assiouty.

Le Miroir de L’Amour,  Marie- l’Aimée l’Egyptienne.

« Mer » en ancien égyptien signifie « aimer ». Le mot est symbolisé en hiéroglyphes soit par le symbole d’une houe, d’un canal d’énergie ou d’une pyramide. Le symbole de la houe est intéressant car cet outil creuse la terre pour la cultiver et la rendre productrice, ce qui évoque la « Mère créatrice et productrice ».

Dans la même hypothèse, et toujours selon l’auteur le Prof. Sarwat Anis Al-Assiouty, « Maria » dérive de l’égyptien « mri » signifiant « l’aimé ». A partir de « mri », il y a différentes déclinaisons utilisées en Egypte, mri-im ou mri-yam signifiant l’aimée de cet endroit, mri-amon signifiant « l’aimée d’Amon ». Cette deuxième hypothèse reste donc la plus plausible, le nom de Marie, issu de Mariam étant un nom égyptien effectivement porté par les femmes égyptiennes en Egypte et dans la Terre des nations en pays de Canaan par les égyptiens, arabes et syro-phéniciens. Dès lors, le retour en Egypte de la famille est logique dans ce contexte, tel qu’écrit dans la Bible,  tout comme un récit des Actes[1](1) dans lequel le tribun voit Jésus comme un Egyptien. Il est évident qu’il y avait en effet un grand nombre de familles égyptiennes vivant dans la Terre des Nations[2](2).

D’autre part, Maria est invoquée par le mot « Sit » dans la prière des coptes ce qui signifie «  la Dame », nom préalablement attribué à Isis, soit en hiéroglyphes «  A set ». La prière «  délivre-nous du mal » prononcée par les chrétiens reprend  la prière égyptienne à Isis « Aset sefekh oui m’bin ».

Ainsi, Marie, mère de Jésus-Îsâ est « Mri – L’Aimée », en quelque sorte le reflet ou miroir de l’Amour. La lecture des hiéroglyphes nous révèle des origines bien symboliques. La lettre M symbolisée par la « chouette regardant de face » représente l’intériorité, la lettre R signifie la bouche qui parle, et le I dessiné par le roseau en fleur figure la nature rendue visible[3](3). L’Amour vrai est en effet bien intérieur et souvent peu visible. C’est d’autant plus juste que le mot Amour est traduit en hiéroglyphes par le mot « Merout » (même racine que Mer), soit par la suite des symboles suivants : la houe, la petite caille, le demi-cercle renversé figurant la lettre T signalant que le mot est féminin. Mais surtout il se termine par un symbole d’abstraction mystérieux en lien avec la pensée humaine, l’intuition et le divin sacré[4](4). L’amour vrai est ainsi un témoin du lien qui nous lie avec le divin (aussi) présent en chacun de nous.

L’auteur Christian Jacq précise toutefois que la lettre I en hiéroglyphes constitue en fait un « iod ». La lettre I représente de ce fait le Principe, l’Unité et correspond au Aleph phénicien ou au Alif arabe tout comme le I chinois. Selon le métaphysicien René Guénon, le « Iod » serait aussi assimilé phonétiquement au mot « God ». La verticalité du trait de la lettre I, correspondant au Alif symboliserait ainsi la nature du Dieu rendu visible en descendant sur Terre.

Marie- L’Aimée est aussi « femme » épouse de Yosef et  Mère. Cette union réalise l’accomplissement symbolisé par la Trinité originelle et familiale (Marya-Yosef-Jésus) telle qu’alors revendiquée par la gnose des Pères de l’Eglise[5](5). Car la Trinité familiale[6] (6) composée de la femme, l’homme et l’enfant, magnifiée par l’union de l’homme et de la femme constitue l’authentique archétype porteur de vie et source de reproduction naturelle de la vie sur Terre. Les Pères de l’Eglise assimilaient effectivement Marie à l’Esprit-Saint, la colombe de Paix, une quintessence. Ainsi la Femme-Mère réinvestit une place dans la Trinité chrétienne canonique tardive (le Père, le Saint-Esprit, le Fils), dans laquelle elle avait disparu. Yosef le Père est alors complémentaire de Marie l’Esprit-Saint, tout comme Osiris est complémentaire d’Isis et donne naissance à Horus, Marie donne naissance à Jésus-Îsâ. Marie- l’Aimée est donc bien « Mère »… de Jésus-Îsâ.

Même le machisme contenu dans la Genèse institue que la création de l’homme précéda celle de la femme, alors que la logique naturelle des anciens égyptiens considère la femme, porteuse de la matrice comme précédant la création de l’homme pour s’accomplir en initiatrice de l’humanité. Pas de naissance possible sans l’existence préalable de la matrice. N’est-ce pas la femme qui met l’homme-enfant au monde, la femme qui réalise la naissance ? Etrange Trinité canonique chrétienne célébrant la gloire de Dieu le Père ( et ce faisant en reconnaissant sa masculinité), exaltant la domination mâle et la généalogie au travers de la filiation de Père en Fils. Une Trinité composée de la Mère, de la Fille et d’un Tiers-Esprit n’endosserait pas davantage d’état de grâce ni d’honneur. Et pourtant les Ecrits Apocryphes chrétiens[7] (7) font référence au principe de l’androgyne primordial qu’avaient repris les gnostiques valentiniens. Créé bisexué à l’origine, l’homme fut séparé en deux après la chute, partie mâle, partie femelle. Et ainsi émergeait la terrible dualité. Il devint l’homme ordinaire, éloigné de la puissance céleste.

Marie l’Aimée est Femme Céleste et Mère Déesse. Elle est créatrice et porte le développement de la vie à l’instar de la Matrice originelle universelle, le NOUN. Elle est une « Shakti », « Mère Universelle dans le sein de laquelle tous les êtres incarnés viennent à l’existence[8] » (8). Le Noun est l’océan primordial, à la fois liquide et énergie. Et c’est vraisemblablement dans ce contexte que, pour les anciens Egyptiens la Mère est un Être céleste représenté en hiéroglyphes par « Mout » le Vautour, alors que le Père est un Être terrestre. Cette ancienne philosophie égyptienne réaffirme donc la pertinence de la Trinité familiale dans laquelle Marie- l’Aimée est le Saint-Esprit, une quintessence. Même dans l’hindouisme, Shakti est la Mère divine, principe actif et force consciente suprême du divin. Il s’agit donc d’une inversion par rapport au principe métaphysique commun tel que considéré dans la tradition chinoise et précisé à nouveau par René Guénon[9](9), dans lequel la Terre est substance yin et représente le principe féminin, et le Ciel est essence yang et représente le principe masculin. Etrangement, ici le mâle est celui  qui investit et condense un rôle actif céleste, alors que la femme semble réduite à un rôle terrien, passif, yin et porteur du fœtus. N’est-ce pas encore une bien étrange influence du machisme ancestral, de coutumes judéo-chrétiennes, voire de la tradition chinoise ? Même la naissance de Padma-Sambhava, réincarnation du Bouddha au Ve siècle avant notre ère est décrite comme une naissance immaculée, qui eut lieu dans une fleur de lotus, « une naissance non souillée par le passage dans le sein d’une mère humaine [10]»(10). L’imagerie de ce récit présente une similitude avec celle exposée par la Bible pour la naissance de Jésus-Îsâ et la pureté immaculée conférée à Marie. Il ne faut toutefois pas comprendre ici que la souillure se réfère à la femme-mère mais bien à l’humanité, la communauté des hommes contraints de par leur nature à l’imperfection, la cécité, l’illusion de l’esprit sangsârique. Suivant Madeleine Scopello, Directrice de recherche au CNRS, université Paris-IV Sorbonne, « Marie-Madeleine, compagne du Sauveur[11](11), représente même l’exemple du disciple parfait. Par le biais de révélations et de visions, Jésus lui confie les secrets des mondes supérieurs… car elle comprend les paroles secrètes mieux que les autres apôtres… » « Elle a donc été convertie à la véritable connaissance, la gnose [12](12)». On va retrouver une évocation identique en Inde au Cachemire avec le grand siddha du nom de Naropa, à l’origine d’une grande école mystique du bouddhisme tibétain au 11e siècle. Ni-gu-ma, la compagne de Naropa symbolisait en effet la « prajna »[13] (13) (mot sanskrit), soit la gnose en tant que connaissance transcendantale. De plus Ni-gu-ma est considérée comme l’élément féminin uni à l’élément masculin « upaya » de son compagnon. Cet élément masculin représente l’action de compassion ( karuna en sanskrit) du bodhisattva, qualité « d’Être à l’Eveil » que l’on pourrait certainement aussi attribuer à Jésus. Cette union suprême de la connaissance sapientiale (sagesse) et de la compassion constitue l’essence du Dharma, sans dualité aucune[14] (14).

S’il était dit que Jésus enseignait autant aux hommes qu’aux femmes, ce qui semble logique dans le cadre d’une Parole universelle, l’Eglise « des hommes » n’a pas poursuivi cet esprit d’ouverture et le restreindra peu à peu, créant la faille et ainsi le dualisme. «  Ainsi, l’apôtre Paul disait que les femmes doivent se voiler dans les assemblées et que l’enseignement leur est interdit[15] (15)». Quand à l’apôtre Pierre, futur chef de l’Eglise, l’Evangile selon Thomas reprend une phrase encore plus significative : «  Que Marie (Madeleine) sorte de notre groupe car les femmes ne sont pas dignes de la vie. »

Eloge de Marie, Unité Principielle Issue du Ciel et Mère du Ciel.

Dans ce contexte du Ciel et de la Terre, toujours selon R. Guénon, l’Homme universel est Fils du Ciel et de la Terre, il est le troisième de la Triade car engendré ou le deuxième lorsque considéré comme le médiateur[16] (16) entre le Ciel et la Terre.

Médiateur. Le terme évoque bien l’existence potentielle d’un conflit ou plutôt d’une dualité entre le Ciel et la Terre, le yin et le yang, entre l’essence et la substance, entre le divin et le terrestre. A l’inverse, le Noun océan primordial contenant à la fois l’Eau et l’énergie réalise l’Unité, la Paix. Cependant que l’homme est dominé par la tyrannie de la dualité et les perpétuels conflits sur terre qu’il provoque, la prétendue supra dualité au niveau cosmique ressemble plutôt à une transposition, une invention de l’homme alors qu’il s’agit davantage d’une paisible coexistence de la Terre et du Ciel. Même si la Terre évoque le chaos. Ainsi, la substance n’est pas décantée de l’essence, la Terre n’est pas séparée du Ciel car la Terre EST dans le Ciel, la Terre EST le Ciel, à l’instar des autres étoiles. Lorsqu’on observe le ciel, n’observe-t-on pas les étoiles ? La substance n’est-elle pas un état passager de l’essence ? Ainsi Terre et Ciel se fondent l’un dans l’autre, le Yin rentre dans le Yang et inversement.

Et même davantage, dans cette évocation des choses, l’homme terrestre est donc aussi… dans le ciel. Parti des étoiles,  il est un fragment d’étoiles. Il EST le Ciel, tout comme le nomade[17] (17) ermite EST dans le Ciel. Le divin n’est pas séparé du terrestre ni de l’homme. En tant que femme, Marie- l’Aimée, Être céleste et quintessence de nature, par son  Amour « Merout » représente d’autant plus et condense comme dit plus haut, ce lien avec la pensée humaine et le divin sacré.  Elle est aussi « l’Alif ».

Justement, si on se réfère à l’origine du prénom Marie, comme précisé plus haut, soit MRI, la lettre I du « iod » ou du mot « God » renvoie par sa forme au chiffre I, à la forme de l’Alif et à l’Unité principielle[18](18). Et finalement, Maria est comparée, à l’instar d’Isis et de Shakti, à la Déesse de l’Amour, l’Amour que magnifiera de même son Fils « Îsâ », car Marie- l’Aimée est l’Amour vrai. Elle est Déesse et Unité, issue du Noun primordial. Et c’est dans ce sens que l’on peut considérer à nouveau le terme central de la Grande Triade de René Guénon, soit « Le Fils » du Ciel et de la Terre qui réalise l’Unité.  Dans le cadre de cette Unité principielle, Le Fils du Ciel pourrait certes être de même la Fille du Ciel, ils sont les enfants du Ciel. Et Marie la Mère du Ciel et de la Terre, est la Mère descendue sur Terre.

De la Déesse-Dieu à l’Androgyne

Toutefois si l’on fait abstraction complète de la dualité exprimée par le genre (masculin-féminin), conformément au Tao-Te-King et aux Ecrits Apocryphes chrétiens, l’Homme véritable condensant le parfait équilibre du yin et du yang, partie mâle et femelle, réalisant l’Unité…serait l’Androgyne primordial[19](19). Il est en effet intéressant de noter que l’Evangile selon Thomas signale : « Mais Jésus dit : voici que moi je l’attirerai pour la rendre mâle, de façon à ce qu’elle aussi devienne un esprit vivant semblable à vous, mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le royaume des cieux[20] (20)».

La shakti dans l’hindouisme va dans le même sens car la fusion totale des principes féminins et masculins, physique, mentale et spirituelle, préside à l’éveil, la conscience suprême et la sérénité[21](21). Enfin, le système religieux de l’ancienne Egypte impliquait de même que chaque divinité mâle possédât son principe féminin dans une déesse parèdre symbolisant par là cet équilibre parfait dans l’union. Ainsi, la Déesse-Dieu devient elle aussi Androgyne, tout comme les enfants du Ciel.

Philosophie que l’on retrouve à la fois dans l’ancienne Egypte, dans l’hindouisme et les Ecrits apocryphes chrétiens, et qui apparaît comme universelle.

Références plateformes ebook  » L’Opus in Septem – Complot terroriste au temple de Hatshepsout »:

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Bibliographie détaillée :

1-Dans les Actes 21 verset 38, le tribun parle à Paul qui vient d’être arrêté. Il se rend compte qu’il n’est pas « cet Egyptien (Îsâ) qui provoquait une sédition et entraînait des milliers de gens dans le désert.
2-Sarwat Anis Al-Assiouty,Tome II, résumé p.141-150.

3-Christian Jacq, Le champollion Illustré, p.38.

4-Christian Jacq, Le champollion Illustré, p.157.

5-Cette gnose n’est pas sectaire comme pouvait l’évoquer René Guénon dans la Grande Triade à propos de sectes. Elle a l’avantage d’être authentique.

6-Voir l’article : «  Les origines Egyptiennes du Christianisme. Partie III- Dogme et culte empruntés et reforgés. ». Maria et la trinité. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com

7-Evangile selon Thomas, Bibliothèque de la Pléiade, p.57, Ed.1997. Voir aussi L’Opus in Septem, Complot en Egypte, p.358, Pierre Fasseaux. Ed. Thélès 2011./ Voir aussi: Origines égyptiennes du christianisme, partie III, le concept monothéiste et la création. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com

8-W.Y.Evans-Wentz, Le Livre Tibétain de la grande libération, p.56, Ed. Adyar.

9-René Guénon, La Grande Triade, p. 33, Ed. Gallimard 1957.

10-W.Y.Evans-Wentz, Le Livre Tibétain de la grande libération, p.78, Ed. Adyar.

11- Evangile selon Philippe, apocryphe retrouvé à Nag Hammadi en Egypte, p.47

12-Revue Sciences et Avenir, janvier 2013, Le Mystère de l’Evangile de la femme de Jésus, p.50

13-Robert Sailley, Le bouddhisme tantrique indo-tibétain, p.61, Ed. Présence, 1980

14- Robert Sailley, Le bouddhisme tantrique indo-tibétain, p.100, Ed. Présence, 1980

15-Revue Sciences et Avenir, janvier 2013, Le Mystère de l’Evangile de la femme de Jésus, p.50

16- René Guénon, La Grande Triade, p. 31, Ed. Gallimard 1957.

17- Le nomade, l’ermite et le dieu caché. Deux métamorphoses du nomade. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com

18- René Guénon, La Grande Triade, p. 208, Ed. Gallimard 1957

19-René Guénon, La Grande Triade, p. 84, Ed. Gallimard 1957.

20- Evangile selon Thomas, p.57,  Ecrits apocryphes chrétiens, Bibliothèque de la Pléiade, Ed. 1997 – Et, L’Opus in Septem, p.358, Ed. Thélès 2011.

21- The Sanskrit Heritage Dictionary of Gerard Huet. /Shakti.Fr.Wikipedia.org


[1] Dans les Actes 21 verset 38, le tribun parle à Paul qui vient d’être arrêté. Il se rend compte qu’il n’est pas « cet Egyptien (Îsâ) qui provoquait une sédition et entraînait des milliers de gens dans le désert.

[2] Sarwat Anis Al-Assiouty,Tome II, résumé p.141-150.

[3] Christian Jacq, Le champollion Illustré, p.38.

[4] Christian Jacq, Le champollion Illustré, p.157.

[5] Cette gnose n’est pas sectaire comme pouvait l’évoquer René Guénon dans la Grande Triade à propos de sectes. Elle a l’avantage d’être authentique.

[6] Voir l’article : «  Les origines Egyptiennes du Christianisme. Partie III- Dogme et culte empruntés et reforgés. ». Maria et la trinité. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com

[7] Evangile selon Thomas, Bibliothèque de la Pléiade, p.57, Ed.1997. Voir aussi L’Opus in Septem, Complot en Egypte, p.358, Pierre Fasseaux. Ed. Thélès 2011./ Voir aussi: Origines égyptiennes du christianisme, partie III, le concept monothéiste et la création. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com

[8] W.Y.Evans-Wentz, Le Livre Tibétain de la grande libération, p.56, Ed. Adyar.

[9] René Guénon, La Grande Triade, p. 33, Ed. Gallimard 1957.

[10] W.Y.Evans-Wentz, Le Livre Tibétain de la grande libération, p.78, Ed. Adyar.

[11] Evangile selon Philippe, apocryphe retrouvé à Nag Hammadi en Egypte, p.47

[12] Revue Sciences et Avenir, janvier 2013, Le Mystère de l’Evangile de la femme de Jésus, p.50

[13] Robert Sailley, Le bouddhisme tantrique indo-tibétain, p.61, Ed. Présence, 1980

[14] Robert Sailley, Le bouddhisme tantrique indo-tibétain, p.100, Ed. Présence, 1980

[15] Revue Sciences et Avenir, janvier 2013, Le Mystère de l’Evangile de la femme de Jésus, p.50

[16] René Guénon, La Grande Triade, p. 31, Ed. Gallimard 1957.

[17] Le nomade, l’ermite et le dieu caché. Deux métamorphoses du nomade. https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com

[18] René Guénon, La Grande Triade, p. 208, Ed. Gallimard 1957

[19] René Guénon, La Grande Triade, p. 84, Ed. Gallimard 1957.

[20] Evangile selon Thomas, p.57,  Ecrits apocryphes chrétiens, Bibliothèque de la Pléiade, Ed. 1997 – Et, L’Opus in Septem, p.358, Ed. Thélès 2011.

[21] The Sanskrit Heritage Dictionary of Gerard Huet. /Shakti.Fr.Wikipedia.or

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L’Opus in Septem.-

L'Opus in Septem

« L’Opus in Septem »

Complot terroriste au Temple de Hatshepsout ( novembre 1997).  Le dossier réouvert, 20 ans après.Disponible maintenant sous forme ebook, après sa premièren édition reliée en 2011.

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« Les Affranchis du Temps » – Le Sanctuaire du Vautour.

Roman paru sous forme numérique Ebook, le 20 juillet.  IS Editions, et Diffusion

Préface de Marc Türler, Astrophysicien, Genève.

Couverture; peinture et photo de Nataliya Kartseva, Voronezh, Russie

 

Qui sont les Affranchis du Temps ?

Selon le Livre des Secrets de Attar, les Âmes pures de la Terre sont les Affranchis du Temps, les Evadés de la Planète. Echappant aux éléments, ils sont donc aussi les Affranchis des Eléments ( Akh- Arg) et des forces de gravitation, portés par le principe d’élévation de l’Air (AR).

Affranchis du Temps car celui-ci n’a aucune prise sur eux, ils deviennent les Affranchis de l’Espace, Espace dans lequel ils se déplacent à la vitesse de la lumière.

Ils sont les Affranchis de la Planète, des formes et des symboles dont celui de la croix (représentant la matière) et même du cercle  (l’Esprit), pour intégrer la Sphère illusoire en apparence, le Noun Océan primordial.  Ils sont sur le chemin de la Sagesse ( Riddhi pada en sanskrit) car leur Esprit domine la matière. Libérés de celle-ci et de la gravitation, libérés du corps, les Âmes pures Affranchies du Temps détiennent le « Pouvoir des Clefs »  (selon René Guénon, la Grande Triade).

Résumé

Du haut de son minaret, un peu avant la prière, Hajj Jamal Al-Mansour le muezzin de Rafah  se remémore les notions métaphysiques et cosmologiques d’une ancienne philosophie arabe, le Noun Océan primordial. Ah ! Si l’homme pouvait retourner à un état d’Unicité parfaite et s’accomplir ! Le muezzin philosophe est préoccupé par la violence récurrente de la guerre à Gaza et aspire à une vie meilleure dans l’au-delà, le firmament étoilé.

Lorsqu’il observe l’apparition de phénomènes lumineux inhabituels et étranges dans le ciel nocturne, il nourrit un fol espoir. Ceux-ci ne seraient-ils pas des signes précurseurs à une nouvelle ère de paix ?

Le muezzin, et sa sœur Halima, s’interrogent sur le sens de la vie. Le retour aux origines premières, au « Noun » est-il une utopie ? L’amour, la compassion ont-ils encore une signification dans ce contexte  et que représentent la Vérité et la Lumière ? Est-il encore permis, dans Gaza Terre de Feu, de rêver et de s’évader?

Avec Soun Ounedj, l’ermite et Vénérable égyptien, ils tentent d’apporter des ébauches de réponses à leurs lancinantes questions. Soun évoque d’anciennes métaphysiques orphiques, égyptiennes, coraniques, soufies, juives et même bouddhistes. Il interprète ces phénomènes lumineux comme des probables déplacements des Âmes des Êtres purs suite à leur décorporation.

Pendant ce temps dans le Centre de Recherches en Astronomie d’Alger, deux astronomes à l’écoute des bruits du ciel vont décrypter de bien étranges phénomènes lumineux  en provenance de la  constellation du Vautour, qu’ils nommeront « quasi-pulsars » et qui leur livreront de troublantes informations. Un de ces astronomes algériens est en effet un spécialiste du décryptage scientifique du Coran et de la métaphysique. Il trouvera de surprenantes analogies entre l’apparition des phénomènes lumineux célestes et les pulsars.

Le récit aborde en parallèle la vie d’une petite fille à Rafah et celle de sa famille, au sein des tourments et de la violence. Isrà est née à Rafah en 1992 à la fin de la première intifada. Leur vie est rythmée par des éruptions d’actes de terreur et de bombardements qui se poursuivront entre les deux intifadas.

Princes obscurs de la Terre, la violence, les larmes et la mort continuaient à régner dans les nations du Sud du Levant. Les habitants de ces pays en guerre devenaient les proies des conflits et de la guerre. Les enfants enduraient les violences et ne jouaient plus. Comme un renoncement à la vie, certains parmi eux avaient choisi la voie du silence et des spécialistes pensèrent qu’ils étaient muets ou même autistes.

Ainsi en advint-il pour Isrà, la petite fille déclarée autiste par le psychiatre de Gaza.

Survient alors l’Odyssée des Lumières. Sans s’en rendre compte, Isrà  la petite Palestinienne  expérimente de fabuleux voyages à bord d’un Vaisseau fantastique, l’Arn-Ax, à destination de la constellation du Vautour. Elle découvrira la Communauté de l’Arn-Ax au sein de l’Arche des Conducteurs d’Etoiles et y rencontrera Levan, un fils d’Israël. Cette constellation offre un refuge céleste, c’est le Sanctuaire du Vautour. Car c’est là-haut dans les Sphères célestes que réside la vraie Vie. La mission de la Communauté est complexe: propager la compassion dans les Terres de violence que constituent les Territoires palestiniens et Israël.

Le psychiatre de Gaza qui suit la jeune fille a cependant établi que ces « voyages » signent des expériences de sorties du corps. Un neurologue donne un avis opposé, il ne s’agirait que de délires ou d’hallucinations.

Isrà serait-elle la petite fille, l’Être pur décrit dans la prophétie annoncée par Soun l’ermite Egyptien ? Un Être pur comme décrit dans le Livre des Secrets de Attar [1] et qui s’affranchit du temps et de l’espace au moment de la pleine lune ?  Les « voyages » relatés par la jeune fille seraient-ils encore un mirage quantique, le fruit de son imagination et de ses rêves ou encore une manifestation de l’esprit acquise lors de son prétendu isolement autistique ?

 

Et pourtant la découverte par des pêcheurs d’un port antique à Rafah et de l’ancestral « astro-synchronisateur »[2], témoins du passé décrits par Pythagore, ainsi que des théories cosmologistes indiquent bien que ces « voyages » participent à une réalité bien évidente.

Certaines prophéties ainsi que  plusieurs mystiques et métaphysiques coraniques et juives prédisaient bien ces voyages accompagnés de « déplacements des lumières ».

 

[1] Le Livre des Secrets de ‘Attar, distique 466, p.47, Ed. Les Deux Océans, Paris 1985

[2] Appelé le mécanisme d’Anticythère, découvert en 1900 au fond de la mer par des pêcheurs puis un archéologue Valerios Stais. http://fr.wikipedia.org/wiki/Machine_d%27Anticyth%C3%A8re

 

The swastika and the metaphysics, from Pierre Fasseaux

The swastika is a cross symbol representing a state of existence in an horizontal plan, and seems to be linked with the original and essential human Tradition. This symbol is mainly an Asian one, often used in India, however, it was also found in some indigenous nations in South America (Panama, Independent Republic of Tulé) and in Eastern Europe.

It is clear that this symbol has been turned away from ist often unknown origins by the german racists who called the cross «hakenkreuz».

While the name swastika seems to have a sanskrit origin, the wording also seems to be issued from the roots «su asti» meaning benediction. Surprisingly, the word «tulé» ( Independent Republic of Tulé) has a spiritual meaning.

The swastika cross is formed by the crossing of 4 right angles. Each right angle is in fact the drawing representation of an old phoenician symbol ( the origins of the alphabet), the letter «G» meaning «gamma», there are therefore 4 gammas. It is interesting to note that the letter G has various sources; it is the third letter of the hebrew alphabet, meaning «ghimel»( and coagulation), it is a letter issued from the hebrew iod-yod-God meaning the first original Principle (not shown or hidden or not incarnate) , but also most surprising is that the letter G is the physical symbol of the attraction of the Earth, the Gravity, as well as a polar symbol.

Sometimes we find the swastika with the angles oriented clockwise, and sometimes anticlockwise. The meaning often forgotten is linked with the meaning of the double spiral of the world, in which there is no end and no beginning, but also the representation of the life cycle birth-death, and yin-yang, or solve-coagula. If you draw that double spiral, and draw next to it 2 swastikas, one clockwise one anticlockwise, one realise the evidence of the similarity.

Another way to see it is that, as written, the cross has to be seen and drawn in an horizontal plan, for example in the middle of a sphere ( the Earth) at the equator, the equatorial plan. Looking from the North, the cross will look like clockwise then from the South it will look like anticlockwise. This brings us again to the main meaning of the swastika, a polar symbol and a metaphysical symbol.

The 4 angles of the swastika draw a circumference ( could be the perimeter of the Earth), a circle and the middle of it is the crossing of the 4 gammas, the center. Placed on an equatorial plan, the center is the middle of the axe North-South. It figures the destiny of the human. The human on this Axe should tend to go up to the Heavens, to join the Divine, to become a transcendent human, escaping from the Earth, from the ordinary human condition. This center of the swastika is a center guiding and illuminating the transcendent human. While escaping from the heavy terrestrial substance, fighting against the Gravity, purifying himself, he is in the « solve » process, on the spiritual  path, becoming « spiritual essence ».

Also the circumference drew by the 4 gammas describes a wheel, the karma wheel, describing the successive states of existence. The ordinary man in its state of existence is exposed to the karma, and he should tend to join the center, to become the center joining  the World Axe where he will not be dependent anymore on the karma.

The 4 gammas of the swastika show 4 openings, and correspond to the 4 elements, and the 4 directions ( cardinal points), while the center is the possible link between the Earth and Heavens, also representing the Meru Mountain in the Indian cosmology, or the Ziggurat or a stupa. The circle might therefore represent a Mandala with its 4 openings in the magical circle, the meaning is similar. The meditation on the mandala has a similar meaning too, to go to the center, to escape from the continued movement  of  the normal human life ( the wheel), to make one’s peace with the Heavens and the Cosmic Divine. The praying-singing Mantra (OM AH HUM) also has similarities with this process of raising up of the human to the cosmic Divine

Ref. René Guénon, metaphysician/ and pierrefasseaux.wordpress.com  Le Pendule de Lumière, le Mandala-Mantra et les 11 Temples de Mimosas

BEAUTIFUL EYES

Auteur: Pierre Fasseaux

Section: Poésie, A dream on Gandia and Barcelona beaches, Spain.

 

BEAUTIFUL EYES

What is your name ?

As the name which belongs to you,

Owning those beautiful eyes,

Should be like a ship,

Of Light and Quietness,

On a sea of liquid quartz.

 

What is your name ?

As your long black hair,

Is waves of water falls,

Rays of sun’s waves, even lightening up

The dark dunes in the desert.

 

Beautiful black eyes,

Please, let me know your name,

Whisper it, blow it into the wind,

I will close my eyes and will not move

While listening to the silence,

And as your shining eyes reflect

The crystals of your heart,

As well as the starry sky of your soul.

 

Tell me your name, beautiful eyes,

I will share it with the beggers

In the streets and we will then see a

Tender smile appearing on their faces.

For they do not need anything else,

But also hear your name and see your eyes.

 

However if only unspoken words remain,

The silence of your thoughts

Now belong to my dreams and told me…

I might still find your name

Hidden in a pearly shell, along the sea side.

For when I will open the shell, I will discover

That your name is a Pearl of Happiness.

 

Pierre Fasseaux

https://pierrefasseauxecrivain.wordpress.com/2016/01/18/beautiful-eyes/

http://www.pierrefasseauxecrivain/wordpress.com

 

Série: Un Monde de Cristal -Poésies

Réflexions sur l’âme d’un Affranchi du Temps.

Auteur : Pierre Fasseaux

Bibliographie : L’Opus in Septem, Les Affranchis du Temps (à paraître)

L’Âme du Petit Prince, Prince du cosmos.

Il parcourait le désert de sable,

Explorait les collines

Et les dunes de cristaux,

Qui sont comme l’apparent vide du Ciel.

 

Le Petit Prince.

Il connaît bien le Ciel, la Mer primordiale,

Matrice de toutes les étoiles

Et des poussières d’étoiles,

De toutes les Âmes,

La sienne, les nôtres aussi.

 

L’immensité de sable ne peut être un désert,

Inhabité, dépouillé, puisqu’il y a le sable,

Chaud, minéral, coloré,

Gîte protecteur de vie ensevelie.

 

Pas de dualité inventée.

Rien n’est désert, rien n’est vide,

Abandonné,

Ou alors…tout est désert mais plénitude.

Le Ciel et la Mer sont-ils des déserts ?

 

Le Ciel, océan d’étoiles,

Flottes de galaxies, armadas de constellations

Brûlantes, enluminées, vivantes.

Vagues tournantes, fiévreuses et inlassables

De planètes chaudes, froides et gazeuses.

 

Cela, à personne ce Petit Prince,

Ne l’avait dit, pas même murmuré.

Bien sûr il venait d’un astéroïde,

Mais il était un Prince du cosmos.

Un Être manifesté, Fils du Ciel et de la Terre[1].

 

 

Ce Petit Prince était né

Âme pure, du Ciel étoilé,

D’une lumineuse étincelle.

La prophétie des Oiseaux,

Jamais n’avait révélé la nouvelle.

 

Certains sages disent même

Que dans les lamelles d’or Orphiques,

Son histoire est écrite.

Qu’il est un initié des secrets,

Un évadé du Ciel,

Affranchi du Temps et de l’Espace.

 

Personne n’avait expliqué

Pourquoi il avait déserté son astéroïde

Qui est son Ciel,

Avait parcouru la Terre et d’autres planètes,

Ces montagnes errantes,

Telles de mornes caravanes en exil, en péril,

 

Pour, sur Terre, rencontrer les hommes.

Heureusement, il y avait eu Antoine

Et le renard.

Les autres hommes étaient déjà presque fous,

Des hommes de la Terre,

Egarés du Ciel, détournés de leurs origines.

 

Le Petit Prince, Prince furtif du cosmos,

Est un Seigneur du Monde,

De la Vérité, un « Sage »[1],

Revenu sur Terre pour enseigner la Paix,

L’espoir de l’Amour et le rêve du Ciel.

Et la domination de l’Esprit.[2]

Surtout, surtout, faire rêver les hommes…

 

Revenu aussi pour neutraliser

Les vicissitudes et l’inquiétude,

La vanité, le moi et le transitoire,

Les obsessions et spéculations.

Et par le rêve, apaiser la violence.

 

Rappelé par ses amis oiseaux pour

Quitter la Planète Terre à nouveau.

Et s’envoler comme un Oiseau

Vers la Constellation du Cygne,

Retourner aux étoiles, son astéroïde,

Son Ciel, sa demeure.

 

Car le Petit Prince est une Âme pure,

Appelée par les Oiseaux à la lune pleine.

Il détient le Pouvoir des Clefs[3],

Il s’envole… pas pour toujours.

Car le Petit Prince reviendra,

C’est son devenir et sa qualité,

Il est un Affranchi.

Lien éternel entre la Terre et le Ciel.

 

A l’instar d’Isrà,

Petite fille palestinienne,

Petite Princesse de Rafah[4], et du cosmos.

 

Un Monde de Cristal – Réflexions sur l’âme d’un Affranchi du Temps.

Auteur : Pierre Fasseaux

 

[1] L’Homme, de La Grande Triade, René Guénon.

[1] Ou un « muni », terme sanskrit, signifiant : sage, penseur, ascète.

[2] Soit « riddhi », terme sanskrit signifiant : domination de l’esprit sur la matière, et aussi : affranchissement des lois de la gravitation. Voir le manuscrit « Les Affranchis du Temps », Pierre Fasseaux.

[3] La Grande Triade, René Guénon. Le pouvoir de délier, aller vers la dissolution, se soustraire à la gravitation. Voir aussi le manuscrit « Les Affranchis du Temps ».

[4] Voir le manuscrit « Les Affranchis du Temps », Pierre Fasseaux.

LE PENDULE DE LA LUMIERE, LE MANDALA ET LE MANTRA,

ET LES 11 TEMPLES DES MIMOSAS.

EVEIL A UNE CONSCIENCE COSMIQUE.

Rubrique : Chercheurs de Vérité.

Auteur : Pierre Fasseaux.

Résumé :

Réflexions sur un symbolisme d’apparence contradictoire à la tradition dans lesquelles le symbole « Terre et Ciel » devient « Terre dans le Ciel », un symbolisme plus proche de la physique cosmique. Dans ce cadre le symbole G acquiert une valeur particulière, non seulement celle de la Gravitation vers le Bas, mais aussi confère vers le Haut, la Lumière au Pendule Universel, la dissolution vers le Principe. Afin d’avoir accès à l’invariable milieu, les Temples des Mimosas, refuge de l’immortalité, tout comme la Cité des Saules.

La première question qui peut se poser au sujet de la conscience cosmique est bien sûr le terme « cosmique », soit ce à quoi il se rapporte. On peut naturellement évoquer la métaphysique de René Guénon, un quasi contemporain puisqu’il est décédé en 1951. Un ouvrage auquel il est intéressant de se référer est « La Grande Triade », dans lequel il développe largement les trois termes majeurs de la Grande triade, soit le Ciel, la Terre, et le lien qui les unit, l’Homme.

L’Homme, Fils du Ciel et de la Terre devient le personnage principal, et René Guénon présente les différentes situations de l’Homme, graduées selon lesquelles dans le développement de l’humanité, (et la pré-humanité ?), il s’est éloigné de son lieu d’origine, soit le Ciel, pour devenir au mieux un Homme parfaitement équilibré entre sa filiation céleste et terrestre. Un parfait équilibre entre l’Essence et la Substance, entre « l’Acte » et la »Puissance », entre le Yang du Ciel et le Yin de la Terre. Un équilibre intéressant, on y reviendra dans un prochain article, car il met en lumière l’Androgyne parfait.

Se manifeste une deuxième gradation et graduation, chaque individu à son niveau, celle du décentrage de l’Homme vers la Substance, vers le Matériel « coagulé », dans laquelle il « est » devenu, ou devient davantage un Fils de la Terre, alors que sa filiation avec le Ciel s’estompe. Se décentrant et se rapprochant davantage de la sphère Terrestre, s’installe un déséquilibre entre l’Acte et la Puissance, allant vers la coagulation et vers le Yin.

S’établit donc, sur la base de ce déséquilibre Terre –Ciel ou Yin-Yang, une « chute », une déchéance survenue dans le cours de l’humanité, une dualité que l’Homme doit assumer dans un rôle de médiateur. Pour mettre fin à cette dégénérescence, le rôle de l’Homme sera de devenir à nouveau « l’homme véritable », « l’homme transcendant » pour réintégrer l’Unicité primordiale de laquelle il était issu. L’homme ordinaire, voire véritable, en-a-t-il les moyens ? Possède-t-il une vision claire des chemins à parcourir et quels sont-ils?

La portée du terme « conscience cosmique » devient plus clair, car il s’agit maintenant de comprendre et d’évaluer, dans le cadre de cette dégradation des rapports avec le Ciel, le degré d’appartenance de l’homme ordinaire au Ciel et à la Terre, car déjà là au niveau macrocosmique semble s’exprimer la dualité.

Le discours et même la tradition mentionnent en effet, la Terre ET le Ciel, ce qui est compréhensible et presque louable car la pensée et la tradition Moyen-Orientale sont empreintes de dualisme, faisant suite à une vision Unicitaire confucianiste et taoïste. Non seulement cette pensée tardive Moyen-Orientale mais aussi les religions monothéistes sont basées sur le dualisme du bien et du mal, du Yin et du Yang, du paradis et de l’enfer, du sauveur et du diable, de la bonne action et de la faute ou du péché, l’axe du mal et du bien. La pensée occidentale est naturellement imprégnée de ce dualisme.

Une première réponse à la question posée ci-dessus à propos du chemin à parcourir est vraisemblablement la « Voie du Milieu », la Voie proposée par le Bouddha et Lao-Tseu, une Voie dans laquelle les opposés se rencontrent et deviennent complémentaires. Le Yin accompagne le Yang, avant qu’enfin, le Yin rentre dans le Yang et réciproquement. On y retrouvera, dans le microcosme, l’exemple de l’androgyne.

Bien sûr, lorsque René Guénon à propos de la Triade, se réfère au Ciel et à la Terre ( et à l’Homme), de même qu’aux éléments comme le Soufre, le Mercure et le Sel, il prend en considération des symboles et non pas une référence physique ou chimique. Toutefois il est extraordinaire que ces symboles soient repris par diverses traditions anciennes, pour vouloir signifier des éléments identiques ou similaires. Telle la Triade « Spiritus-Anima-Corpus ».

Sur le plan macrocosmique, la métaphysique traditionnelle Moyen-Orientale met en valeur les trois « Etats », Le Ciel sous la forme d’un Cercle ( ou d’une sphère), la Terre sous la forme d’un Carré, et l’Homme sous la forme d’un Triangle, ou comme dans la kabbale sous la forme d’une Etoile ( formée d’un double triangle avec leurs sommets opposés). Ces symboles vont se retrouver de manière similaire dans le bouddhisme ( les stupas), et dans l’Islam ( flèches surmontant les mosquées).

Certains symboles distinguent bien ces trois « Etats » séparés sur un axe, «  l’Axe du Monde », et ils représentent la même chose. Le symbole chinois, soit le caractère « Wang » ( traduit comme le « Roi Pontife », et représenté numériquement par le Chiffre 11) avec ses trois barres horizontales ( représentant les trois « Etats » ) croisant l’Axe vertical, caractérise toutefois un symbole bien plus condensé qui efface les distinctions entre « Etats », pour n’en concevoir qu’un seul, soit l’Unicité se rapprochant du Principe, une réconciliation.

La distinction du Ciel et de la Terre, sans prendre l’Homme en considération au sein de celle-ci évoque naturellement une dualité dans le microcosme, mais aussi dans le macrocosme. Dualité que j’ai souvent qualifiée de « dualité inventée »[1] par l’homme. Car sur le plan de la physique du cosmos, il ne devrait pas y avoir de Terre « et » de Ciel à première vue. La Terre n’est pas séparée du Ciel, elle est « dans » le Ciel, elle est une planète du Ciel, elle qui est « projetée dans l’espace à la vitesse de 100’000 km/heure et tourne sur elle-même à plus de 1’600 km/heure, alors que l’homme n’en a même pas conscience»[2]. Dualité inventée, car l’homme qui s’est éloigné du centre et du Ciel, perçoit faussement la Terre  « et » le Ciel comme deux entités distinctes, et ainsi suit la tradition.

Ce qui au niveau de la symbolique, définit fondamentalement le Ciel c’est l’Essence, l’Esprit, tandis que la Substance, le Corps lourd définissent la Terre. Si on considère toutefois le principe « Terre dans le Ciel » et cela sur le plan de la physique cosmique, la symbolique n’en est pas vraiment modifiée. La Terre reste une planète lourde constituée d’une croûte refroidie constituée de plaques tectoniques.

On pourrait dire de plus, que ce qui distingue fondamentalement la Substance intrinsèque de la planète Terre, de l’Ether qui l’entoure, c’est l’énorme masse de celle-ci.

Ce qui est donc intéressant ici, c’est que l’existence de cette masse sur le plan de la physique cosmique peut suggérer une nouvelle symbolique, telle l’attraction terrestre et donc la Gravitation représentée par la lettre G en physique.

Mais pas seulement.

La littérature nous propose plusieurs significations du symbole de cette lettre G. D’une part, le G est à l’origine la 3ème lettre de l’alphabet Hébreu, soit Ghimel, issue cependant de l’alphabet phénicien, dont le dessin ressemble à un angle incliné vers l’avant en position dynamique. Ce qui est intéressant, c’est que « Ghimel » peut aussi signifier l’acte de « coagulation ». La lettre G de l’alphabet Hébreu a ensuite été apparentée au gamma grec ancien, qui lui est un dessin d’une équerre ( symbole maçonnique), avec une branche verticale surmontée d’une horizontale. Le G serait la première lettre du mot anglais « God », transcription provenant du « Iod-Yod » Hébreu, pouvant être interprété comme signifiant le Principe Premier, et dans ce cas il serait apparenté à l’Alif arabe ou hébreu car il représente le Non-Manifesté ( Dieu). Alors que le « Manifesté » peut être représenté par le B, l’Homme Manifesté, le lien entre la Terre et le Ciel, le Fils du Ciel et de la Terre.

A nouveau le G symbolise l’attraction terrestre, ou la Force d’accélération, le G qui peut être représenté par le Fil à Plomb ( dit du Grand Architecte de l’Univers dans la Franc-Maçonnerie). Enfin le G est un attribut intéressant du symbolisme polaire ; « 4 Gammas assemblés forment un Svastika, symbole polaire, et indiquent les quatre positions de la grande Ourse, rythme du jour et de l’année ; le fil à plomb joint parfois la lettre « G » au centre du svastika : Le « G » apparaît ainsi comme un substitut de la grand Ourse, et donc comme une figuration de pôle Céleste. Il symbolise un centre directeur ou illuminateur [3]».

Ce symbolisme est intéressant, il est par ailleurs repris par René Guénon[4] dans le chapitre «  La Cité des Saules » qui constitue non seulement un symbole polaire, mais aussi celui de la « Maison de la Grande Paix [5]». Il s’agit par là, selon R. Guénon, d’un symbole d’immortalité, car il signifie que l’homme a rejoint le centre, qu’il est à nouveau positionné sur l’Axe du Monde, et qu’il n’est plus soumis aux vicissitudes, à la Roue karmique. L’homme, devenu transcendant est aussi devenu illuminé. Il a échappé à l’attraction terrestre et à la « coagulation » du monde matériel. Il a en quelque sorte saisi le « Pouvoir des Clefs[6] ». Le Saule est un symbole d’immortalité en Chine, tout comme l’Acacia en est un dans la Franc-Maçonnerie.

Pour ma part, j’ai choisi le « Mimosa » comme symbole car, il personnifie la fragilité et sensitivité de l’homme, il représente non seulement la sécurité, par exemple celle d’un refuge, mais aussi la sécurité du « centre », celle de la réconciliation avec le Ciel mais aussi avec le Principe. Il est un chemin vers le soleil éblouissant, mais de plus suivant l’avis de médiums, le mimosa symbolise le voyage astral nécessaire à l’Âme de l’Homme pour emprunter le chemin vers le Principe qui est le Soleil.

Ces différents symboles ne se contredisent pas, ils expriment en quelque sorte la loi de l’action-réaction. « Ce qui est en Haut est comme ce qui est en Bas ». La lettre Ghimel symbolisant la force de « coagulation terrestre », tout comme le poids du Pendule ( le Fil à Plomb de l’Architecte de l’Univers) symbolise la Force d’attraction terrestre. Mais aussi, le fil du Pendule est issu du Pôle Céleste, en l’occurrence de la Grande Ourse, du Centre, de G. Il suggère et permet à l’Homme véritable de se diriger vers le Principe. Il opère l’inverse de la « coagulation », soit la « dissolution[7] » vers le Ciel.

Et d’avoir enfin accès aux 11 Temples des Mimosas, ou à la Cité des Saules, refuges de l’immortalité. Les « onze » temples, car ce chiffre symbolise l’union retrouvée du Ciel et de la Terre. Dans ce sens, le Fil à Plomb qui pend vers le pôle terrestre devient un Pendule de Lumière, exprimant une attraction vers le pôle céleste.

Le mouvement du Pendule qui du haut de la Voûte stellaire, oscille sans cesse en bas sur les 4 gammas réunis de la Svastika (comme dans la symbolique de la Franc-Maçonnerie),  qui figure les 4 équerres symbolisant le « carré terrestre » et nous rappelle que la Terre par son immuable rotation, fait bien partie du Ciel, du système solaire. Mais aussi que cette Svastika représente par exemple dans le Bouddhisme la connaissance ésotérique et la roue karmique terrestre.

Le ritualisme du « mandala » nous offre une symbolique comparative très intéressante, issue du bouddhisme[1]. Le mandala représente en effet un cercle magique ( traduction de mandala en tibétain), et symbolise un univers sacralisé.

Le centre du cercle représente la percée de l’Axe du Monde, qui descend de l’Etoile Polaire et met en rapport 3 éléments, de bas en haut ; la Terre ou monde souterrain, l’Air ou monde humain et animal, l’Ether ou monde céleste et divin. La Grande Triade y est donc à nouveau représentée.

Classiquement, dans le mandala est dessinée une enceinte à quatre portes qui peuvent s’ouvrir aux quatre points cardinaux, tout comme la svastika comporte quatre ouvertures. L’axe du monde constitue à nouveau ici le lien entre le Ciel et la Terre, aussi représenté par le stupa chez les bouddhistes, la ziqqurat Montagne cosmique chez les Babyloniens, ou encore le Mont Meru dans la cosmologie indienne.

Après la prise du Triple Refuge ( auprès du Bouddha, Darma, Sangha), par la méditation et avec l’aide de son « yidam » ( sa divinité spécifique), l’initié cherche à se recentrer, « aller vers le centre », quitter le mouvement incessant du monde, des états mentaux et des illusions, se dégager du mouvement perpétuel de la roue karmique pour se rapprocher de l’Axe immuable. Et ensuite de se réconcilier avec le Ciel et de fusionner avec le divin cosmique.

En parfaite harmonie avec la figuration du symbole du mandala s’ajoute une symbolique sacrée du son que l’on pourrait appeler « son primordial », il s’agit des syllabes germes fondamentales « OM, AH, HUM », qui constituent à nouveau une Triade sacrée dans l’univers du son. Ces trois sons « sacrés et magnifiques » se rapportent respectivement, « OM » à la réalité du corps de tous les Bouddhas ( la Terre), « AH » à la réalité de la parole des Bouddhas ( l’Air, mais aussi l’Homme), et enfin « HUM » à celle de l’esprit de tous les Bouddhas ( Le Ciel ou l’Essence- un des sens dérivés du sanskrit et qui définit le mandala). Cette concordance entre l’élément visuel du mandala et l’élément sonore du mantra correspondant est extraordinaire parce que sacrée. La récitation chantée de ces trois sons est de même utilisée dans la méditation par la respiration, « OM » en inspirant, « AH » en retenant l’air, « HUM » en inspirant.

 

 

[1] Robert Sailley, Le bouddhisme tantrique indo-tibétain ou « Véhicule de diamant », Ritualisme et symbolique, Le Mandala, p.132-138. Ed. Présence, 1980.

 

Pierre Fasseaux

 

 

 

[1] Voir «  l’Opus in septem » , et le Manuscrit « Les Affranchis du Temps », Pierre Fasseaux

[2] Ch.Les Larmes de la Terre, «  Les Affranchis du Temps »,

[3] www.ledifice.net/6015-D.html. De Jean-Chevalier, dictionnaire des symboles

[4] René Guénon,La Grande triade, La Cité des Saules, p.205

[5] Taiping-chouang

[6] Symbole inverse de la « coagulation », soit la dissolution, permettant de s’échapper de l’attraction terrestre.

[7] Solve-Coagula, La Grande Triade, p.55.

WOMEN, FLOWERS OF SILENCE

WOMEN, FLOWERS OF SILENCE   –   A CRYSTAL WORLD

Section: poésie

Auteur: Pierre Fasseaux

 

 

Yes, silence and a gaze

Can hide and possess a soul.

A soul surrounded by colors,

And even by a delicate perfume.

 

Take note, Nomad of the Earth,

Contemplate the silence,

Open the eyes of your soul to that of the silence.

 

A soul close to the Essence,

And not to the Substance,

In the subtlety of the Non-shown.

 

Take time, listen  to the silence,

Because when those eyes  will open,

You will become  a Nomad of the Heaven.

 

In this new transparent silence,

Only your gaze which has become luminous,

Will embrace the woman who you love,

And who remains  silent.

 

Did not you know,

Nomad of the Earth,

That a pure and crystalline stare,

Is more powerful and true than a kiss,

Dropped on her lips?

 

Your blue gaze of the silence,

Paints an azure blue Sky for the woman.

It sounds  her body, her soul, her silence,

It surrounds  them with a cloud of fine crystals,

Colors and scents them.

 

This look of the silence,

As hot as the lava,

Will be an ardent kiss,

Caressing the woman’s soul,

As Pure as the white Lily on the Morning star.

 

You will then realize,

Nomad of the Heaven and the Earth,

That the woman who you love,…

This, you had forgotten,

She was a Flower of the Silence,

 

A woman

In the  Garden of Silence.

 

 

Pierre Fasseaux, A Crystal World

 

FEMMES, FLEURS DU SILENCE

Oui, le silence et un regard

Cachent et possèdent une âme.

Une âme entourée de couleurs,

Et même d’un délicat parfum.

 

Sache cela, Nomade de la Terre,

Contemple le silence,

Ouvre les yeux de ton âme à celle du silence.

 

Une âme proche de l’Essence,

Et non de la Substance,

Dans la subtilité du Non-Manifesté.

 

Prends le temps, écoute le silence,

Car lorsque ces yeux- là s’ouvriront,

Tu deviendras  Nomade du Ciel.

 

Dans ce nouveau silence transparent,

Seul ton regard devenu lumineux,

Embrassera la femme que tu aimes,

Et qui garde le silence.

 

Ne savais-tu pas,

Nomade de la Terre,

Qu’un regard pur et cristallin,

Est plus puissant et vrai qu’un baiser,

Déposé sur ses lèvres ?

 

Ton bleu regard du silence,

Peint un Ciel bleu azur pour la femme.

Il sonde son corps, son âme, son silence,

Il les entoure d’un nuage de fins cristaux,

Les colorie et les parfume.

 

Ce regard du silence,

Chaud comme la lave,

Sera un baiser brûlant,

Caressant l’âme de la femme,

Pur comme le Lys blanc sur l’Etoile du Matin.

 

Tu réaliseras alors,

Nomade du Ciel et de la Terre,

Que la femme que tu aimes,…

Cela, tu l’avais oublié,

Elle était une Fleur du Silence,

Une femme

Dans le Jardin du Silence.

 

Pierre Fasseaux, A Crystal World

LES MOTS DOUX  SONT DES PASSAGERS FURTIFS DU SILENCE ET DU CIEL

Section : Poésie

Un Monde de  Cristal- (A Crystal World) –

Auteur : Pierre Fasseaux

 

L’amour passager n’est-il pas comme une rose

Dont les pétales sont des phrases, des mots doux et de brûlants baisers ?

A l’approche de l’hiver, le beau temps a passé, les phrases s’étiolent.

Rares deviennent les mots doux, maintenant esquivés, absents ou oubliés.

Trop pressées sont les embrassades.

Puis, alors que les mots et derniers baisers s’évanouissent,

Que les derniers pétales sèchent comme les mots devenus stériles,

Ne subsiste alors plus que le silence, autour du pistil solitaire.

 

Dans l’attente d’un Amour vrai,

Il reste là, comme un radar dressé vers le ciel,

Là où les mots n’existent pas sauf en pensée.

Les mots qui dans  le cosmos,

N’ont ni sens  ni importance, ces mots passagers du ciel.

Ne subsiste que le silence, propice à l’âme,

A l’écoute des particules et des astres,

L’âme retourne dans la matrice, dans son Océan.

Pour fuir  la Terre.

 

Car tellement  de mots de souffrance et d’inimitié habitent la Terre,

Et s’y déplacent dans une longue et sombre caravane,

Dont chaque fardeau qu’elle porte est fait de tourments et de guerres,

De bruits de fusils  et de détonations, de bruits d’armée,

De haine, de tromperies, et de contre-vérités.

Une caravane sans fin errante dans le cercle de la Terre.

Le cercle fini de la Terre seulement, pour ne pas salir l’Infini de l’Univers.

 

Les mots, ces passagers furtifs

Car les lettres qui les forment  créent déjà un mystère.

Chaque âme dessine une lettre qui cristallise un étrange pouvoir,

Le A, le début de tout, l’Alpha comme l’Amour,

Le A, le Non Visible et Non Manifesté,

Le B, le Manifesté,

Le N, le Noun, l’Océan primordial à l’origine du Tout…

 

Les mots, ces passagers furtifs

Les mots de bonheur, les mots doux,

Les « Je t’aime », ceux de l’Amour, celui du Bonheur,

Comme celui de la Vérité,  sont des mots issus du Ciel,

En Pensée et en Lumière.

Avec crainte, ces passagers observent la Terre.

 

Voilà que les mots doux, ces discrets et silencieux nomades  du ciel, séduisent,

Tout comme un regard brûlant et muet,

Comme la douceur de la peau,

L’odeur de la personne amoureuse.

Les mots doux, passagers furtifs du ciel et du silence,

Sont des  vaisseaux fugitifs de l’Univers,  des Âmes d’Amour et de Paix,

Et de Silence.

 

Se risquent sur Terre pour y souffler la Paix, et l’Amour bien sûr.

Passagers furtifs  descendus de  vaisseaux fugitifs ,

Que  seul le silence protège…

Aime le Silence, nomade du Ciel.

 

Pierre Fasseaux, 03-12-2015

 

Petite (Pré)-histoire des  « Vaudois ». Un surprenant trait d’union entre l’Orient et l’Occident avec influences mésopotamiennes. Pré-article.

« Les Vaudois sont les membres d’une secte chrétienne fondée à la fin du XIIe siècle en France par Pierre Valdo, aussi nommé Vaudès.  Ils n’admettaient que la croyance en la Bible, refusant les sacrements et le culte des saints, et établirent leur propre clergé. Cette secte, qui avait quelques points de ressemblance avec celle des cathares,…, fut poursuivie avec acharnement en France, en Italie, où elle se réfugia dans les hautes vallées savoyardes et piémontaises et particulièrement en Espagne, où elle disparut. Sous des formes plus ou moins différentes, elle essaima en Provence, en Suisse, en Allemagne, en Angleterre. Certains membres subirent de véritables persécutions, particulièrement au XVIIe siècle. La plupart devinrent protestants, mais certaines Eglises vaudoises autonomes existent encore, formant des communautés austères et traditionalistes [1]»

Au sujet des origines de cette secte chrétienne ;

« C’est par la route de la soie, que le manichéisme se propagea vers l’Occident, colporté par des chrétiens nestoriens et syriaques, influençant les hérésies paulicienne, bogomile, vaudoise et cathare.[2] ».

Ainsi, de manière étonnante, les croyances vaudoises à leurs origines sont empreintes de la doctrine du zoroastrisme de Manès divulguée par les nestoriens et syriaques

Voir aussi au sujet de Pierre Valdo, alias Vaudès, l’intéressant site wikipedia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vaud%C3%A8s

Reste à élucider les liens entre la propagation de la croyance nestorienne en France à Lyon et Pierre Valdo, en quelque sorte frappé par la grâce de cette pure croyance orientale, ensuite considérée comme une hérésie par Rome, et surtout la Curie. Mais P.Valdo était en même temps imprégné par l’apôtre Matthieu de la Bible ainsi que par son mentor inspirateur  Alexis de Rome, qui vécut en Syrie et en Mésopotamie et en particulier à Edesse.

Désirez-vous  en savoir davantage sur le sujet des nestoriens en Mésopotamie ? Votre scribe serviteur se fera un plaisir de vous  fournir une synthèse.

Pierre Fasseaux.

 

 

 

 

[1] Rites et Mystères au Proche-Orient, p.228, Nicole et Paul-Jacques Callebaut, Hayez-Bruxelles.

[2] Rites et Mystères au Proche-Orient, p.64, Nicole et Paul-Jacques Callebaut, Hayez-Bruxelles.